Passer au contenu principal

Des élections anticipées auront lieu le 8 février

Le premier ministre irlandais a décidé de convoquer des élections législatives anticipées début février, juste après le Brexit.

Leo Varadkar, premier ministre irlandais.
Leo Varadkar, premier ministre irlandais.

Le premier ministre irlandais Leo Varadkar a confirmé mardi convoquer des législatives anticipées le 8 février, expliquant qu'il s'agissait du «meilleur moment» juste après le Brexit et alors que s'ouvrent les négociations sur la relation future entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

«Il existe actuellement une fenêtre d'action pour organiser des élections législatives et avoir un nouveau gouvernement en place pour la prochaine réunion du Conseil européen en mars avec un mandat fort pour se concentrer sur ces négociations cet été et cet automne», a déclaré Leo Varadkar devant la presse.

Faute de majorité parlementaire suffisante, le Fine Gael (centre droit) du Premier ministre gouverne l'Irlande depuis les législatives de 2016 avec le soutien du parti rival Fianna Fail.

Plusieurs scandales ont cependant ébranlé cette alliance centriste et l'incertitude sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, qui poussait la classe politique irlandaise à l'unité, est désormais levée.

L'organisation d'élections anticipées, avant donc celles prévues pour 2021, était donc largement attendue.

«J'ai toujours dit que les élections devraient se dérouler au meilleur moment pour le pays. Ce moment est arrivé», a expliqué Leo Varadkar.

«Nous avons un accord de Brexit et après le vote positif (des députés britanniques sur le texte) jeudi dernier, il est désormais certain que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 janvier d'une manière ordonnée», a-t-il ajouté.

«Cependant, le Brexit n'est pas fait. En fait, ce n'est que la mi-temps», a-t-il averti, une allusion à l'accord de libre-échange que le Premier ministre britannique Boris Johnson veut conclure dès cette année avec les 27.

Responsables impliqués dans des scandales

L'Irlande, membre de l'Union européenne, aurait eu le plus à perdre d'une sortie sans accord du Royaume-Uni, qui aurait brutalement perturbé les échanges entre ces deux pays très liés, voire fragilisé la paix maintenue depuis deux décennies dans la province britannique d'Irlande du Nord.

Leo Varadkar s'est personnellement impliqué et c'est après un tête-à-tête avec son homologue britannique Boris Johnson que ce dernier a réussi à négocier un nouvel accord de divorce avec Bruxelles et éviter un possible «no deal» aux conséquences économiques désastreuses.

Le Fine Gael a en revanche vu sa popularité ébranlée par plusieurs scandales impliquant ses responsables, ainsi que par les difficultés que connaît le système de santé ou en matière de logement.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.