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Des éditeurs enlevés, Hongkong soupçonne Pékin

Lee Bo s’apprêtait à publier un ouvrage critique sur la Chine. Il a disparu du jour au lendemain comme quatre de ses collègues.

Des étudiants protestant contre la disparition des éditeurs.
Des étudiants protestant contre la disparition des éditeurs.
Keystone

La disparition et le probable enlèvement de Lee Bo, 65 ans, sont la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Quatre autres figures du monde de l’édition se sont volatilisées dans la nature depuis le mois d’octobre à Hongkong. Une étrange malédiction semble frapper tous ceux qui publient ou s’apprêtent à publier des ouvrages critiques sur le régime de Pékin. Les Hongkongais sont persuadés que les services secrets chinois sont derrière ces disparitions. Les derniers événements semblent leur donner raison. L’épouse de Lee Bo, qui avait donné l’alerte et sollicité l’aide de la police pour retrouver son mari disparu, s’est soudainement ravisée. Le 5 janvier, elle a demandé à la police «d’annuler son signalement» pour disparition inquiétante. Elle assure que son mari se trouve en Chine «de son plein gré», pour «s’occuper d’une affaire urgente».

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