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Etats-UnisE-cigarettes: New York attaque à son tour Juul

Le leader américain de la cigarette électronique est visé par une nouvelle plainte pour marketing trompeur aux Etats-Unis.

Le fabricant aurait assuré à des lycéens que ses produits étaient meilleurs pour la santé que des cigarettes.
Le fabricant aurait assuré à des lycéens que ses produits étaient meilleurs pour la santé que des cigarettes.
AFP

Après des poursuites lancées lundi en Californie, la procureure générale de l'Etat de New York a assigné à son tour mardi en justice le numéro un de la cigarette électronique aux Etats-Unis, Juul Labs, accusé de marketing trompeur.

La plainte déposée devant un tribunal d'Etat new-yorkais accuse Juul de marketing et publicité trompeuses et d'avoir vendu illégalement ses produits aux mineurs, sur fond de forte augmentation du vapotage dans les collèges et les lycées américains.

«Il n'y a aucun doute que la publicité agressive de Juul a contribué à la crise sanitaire qui a rendu la jeunesse de New York et dans le reste du pays accro à ses produits», a déclaré la procureure générale de New York Letitia James dans un communiqué.

La plainte de 38 pages cite notamment des soirées et des campagnes de publicité organisées par Juul pour séduire les jeunes, ou le choix de parfums spécialement destinés à un jeune public.

«Publicité agressive»

Elle accuse aussi le fabricant d'avoir assuré à des lycéens que ses produits étaient meilleurs pour la santé que des cigarettes.

La limite d'âge pour pouvoir acheter des cigarettes électroniques et recharges dans l'Etat de New York a été relevée mi-novembre de 18 à 21 ans.

La plainte ne cite pas de montant global de dommages et intérêts réclamés, mais demande à ce que Juul alimente un fonds pour lutter contre cette crise sanitaire, et paie des indemnités de plusieurs milliers de dollars pour chaque cas de pratique trompeuse. La Californie et la ville de Los Angeles avaient déjà annoncé lundi avoir engagé des poursuites judiciaires contre Juul Labs, accusé d'avoir délibérément ciblé les mineurs dans ses pratiques de marketing pour les inciter à vapoter, ce qui est illégal.

Juul a cessé depuis octobre de vendre la plupart de ses recharges aromatisées (mangue, crème, fruits, concombre et menthe), anticipant une interdiction promise en septembre par le gouvernement de Donald Trump.

Plus que trois arômes

Finalement, il semble que Donald Trump ait renoncé à cette interdiction, selon des médias américains, par crainte que cela ne lui coûte des voix pour sa réélection. La marque ne vend plus que trois arômes aux Etats-Unis: deux au tabac et un au menthol, qui est différent de la menthe.

Une étude récente a montré que les jeunes consommaient très majoritairement les arômes menthe, fruits et mangue.

Certaines des pratiques de marketing de l'entreprise lui ont aussi valu cet été l'ouverture d'une enquête de l'agence fédérale de protection des consommateurs.

(AFP)

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