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WashingtonEbola s'invite au premier sommet de l'Afrique aux USA

Barack Obama reçoit une quarantaine de dirigeants africains pour un sommet sans précédent dans l'histoire des Etats-Unis au moment où une redoutable épidémie du virus d'Ebola frappe le continent africain.

Obama va recevoir la plupart des dirigeants africains, tels les indéboulonnables présidents de la Guinée équatoriale (Teodoro Obiang Nguema), du Cameroun (Paul Biya) ou encore de l'Angola (Eduardo dos Santos).
Obama va recevoir la plupart des dirigeants africains, tels les indéboulonnables présidents de la Guinée équatoriale (Teodoro Obiang Nguema), du Cameroun (Paul Biya) ou encore de l'Angola (Eduardo dos Santos).
Keystone

Le président américain Barack Obama reçoit ce lundi à Washington une quarantaine de dirigeants africains pour un sommet sans précédent dans l'histoire des Etats-Unis. Les débats, qui devaient être dominés par les questions économiques, pourraient être chamboulés par l'épidémie d'Ebola.

Tisser des liens économiques plus solides entre les Etats-Unis et l'Afrique, région prometteuse à la croissance supérieure à celle du reste du monde (le FMI table sur 5,8% en 2015): tel est l'objectif central de ce sommet de trois jours dans la capitale fédérale.

Washington, qui promet que la sécurité, la gouvernance et les droits de l'homme seront aussi à l'ordre du jour, revendique sa place comme partenaire d'une région que Barack Obama qualifiait il y a un an de «prochaine grande histoire mondiale à succès».

Les Etats-Unis ne pointent désormais qu'à la troisième place au tableau des échanges commerciaux avec l'Afrique, loin derrière l'Union européenne, solidement en tête, et la Chine. La Maison-Blanche assure que son initiative n'est en rien une riposte à la «Chinafrique». Tout, pourtant, dans les propos américains, démontre que la fulgurante offensive de la Chine sur le continent au cours de la décennie écoulée est dans tous les esprits.

Agoa

«Mon conseil aux dirigeants africains est de s'assurer que si la Chine construit des routes et des ponts, d'une part, elle embauche des travailleurs africains, d'autre part que les routes ne relient pas seulement les mines au port qui permettra de rallier Shanghaï, mais que les gouvernements africains aient leur mot à dire dans la façon dont ces infrastructures seront bénéfiques sur le long terme», a souligné Barack Obama dans The Economist.

La prolongation de l'Agoa, le programme américain accordant des avantages commerciaux à certains produits africains, ou encore l'initiative «Power Africa», qui vise à doubler l'accès à l'électricité en Afrique subsaharienne, seront au menu des discussions.

La composition de la liste des invités a fait grincer des dents. Seuls les dirigeants de quatre pays, jugés infréquentables, n'ont pas été conviés: la Centrafrique, l'Erythrée, le Soudan et le Zimbabwe. Les indéboulonnables présidents de la Guinée équatoriale (Teodoro Obiang Nguema), du Cameroun (Paul Biya) ou encore de l'Angola (Eduardo dos Santos) ont en revanche reçu un carton d'invitation.

ats/afp

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