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EpidémieL'OMS appelle à la mobilisation contre le virus Ebola

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exhorté à une mobilisation internationale contre le virus Ebola, qui «avance plus vite» que les efforts pour l'endiguer.

Cet appel a été lancé lors d'un sommet à Conakry réunissant les trois principaux pays touchés, Guinée, Liberia et Sierra Leone. «Les effectifs actuels de secours nationaux et internationaux sont tristement inadéquats», a déclaré la directrice de l'OMS Margaret Chan, lors de ce sommet à huis clos.

Relevant la présence des présidents guinéen Alpha Condé sierra-léonais Ernest Bai Koroma et libérienne Ellen Johnson Sirleaf, outre la ministre ivoirienne de la Santé Raymonde Goudou Coffie, le Dr Chan a souhaité que «cette rencontre marque un tournant dans la lutte contre l'épidémie».

«Cette épidémie avance plus vite que nos efforts pour la contrôler. Si la situation continue à se détériorer, les conséquences peuvent être catastrophiques en termes de vies perdues mais aussi de perturbations socio-économiques et de risque élevé de propagation à d'autres pays», a-t-elle prévenu.

Plan de 100 millions de dollars

La réunion vise à lancer un plan de 100 millions de dollars pour déployer des centaines de travailleurs humanitaires supplémentaires afin de renforcer les quelques centaines déjà sur le terrain, et améliorer la prévention et la détection de cette fièvre hémorragique.

«Les pays touchés ont fait des efforts extraordinaires et pris des mesures extraordinaires. Mais les besoins créés par Ebola en Afrique de l'Ouest dépassent vos capacités», a dit Mme Chan à l'intention des dirigeants régionaux présents.

Réunion d'urgence prévue

La directrice de l'OMS a annoncé la convocation d'une réunion d'urgence le 6 août pour «évaluer les implications internationales de l'épidémie».

«Malgré l'absence de vaccin ou de thérapie curative, les épidémies d'Ebola peuvent certainement être endiguées», a-t-elle ajouté. Elle a remarqué néanmoins qu'il s'agissait «de loin de la plus grande en près de 40 ans d'histoire de cette maladie», y compris en termes de bilan, «avec 1323 cas, dont 729 mortels, signalés à ce jour».

«C'est la plus grande en termes de zones géographiques déjà touchées et d'autres en danger immédiat de propagation», a-t-elle indiqué, soulignant que la maladie «a prouvé sa capacité à se répandre par le transport aérien, contrairement aux précédentes».

Emirates suspend ses vols vers Conakry

Face à la menace d'une propagation bien au-delà de l'Afrique de l'Ouest, la compagnie aérienne Emirates a décidé de suspendre à partir de samedi ses vols vers Conakry.

L'inquiétude d'une propagation mondiale a crû à la suite de la mort, le 25 juillet, du premier passager d'avion, un Libérien décédé à Lagos après avoir transité par Lomé.

Le Liban, dont plus de 20'000 citoyens vivent dans les trois pays africains en proie à Ebola, a annoncé vendredi avoir pris des mesures de dépistage auprès des compagnies aériennes et de ses ambassades sur place, ainsi que la délivrance de permis de travail aux ressortissants sierra-léonais, guinéens et libériens.

Au bout de sept mois d'une flambée de fièvre hémorragique la Sierra Leone et le Liberia ont fini par adopter de strictes mesures sanitaires.

Le virus, contre lequel il n'existe pas de vaccin, provoque hémorragies, vomissements et diarrhées. Son taux de mortalité varie de 25 à 90%.

ats

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