Passer au contenu principal

Duel à risque pour le président iranien

Hassan Rohani, l’homme de l’accord nucléaire conclu avec l’Occident, devra battre le favori du guide suprême à l’élection de mai.

Hassan Rohani, le président iranien.
Hassan Rohani, le président iranien.
Keystone

Ils étaient plus de 1600, les Iraniens souhaitant se porter candidats à l’élection présidentielle du 19 mai. Hélas, le Conseil des gardiens de la Révolution n’a validé que six noms, tous des hommes, dont le sortant Hassan Rohani, lui qui peut se targuer d’avoir conclu en juillet 2015 un accord nucléaire avec les puissances occidentales.

Il n’a rien à craindre du côté de son prédécesseur, l’inénarrable Mahmoud Ahmadinejad, qui malgré ses deux mandats à la tête du gouvernement a vu sa candidature rejetée par les Gardiens de la révolution. Etonnant? Pas vraiment, quand on sait que le guide suprême Ali Khamenei a estimé qu’un retour aux affaires de l’ancien président serait contraire aux intérêts du pays. Or, il se trouve que le guide est responsable de la nomination de la moitié des membres du Conseil des gardiens…

Plus inquiétante pour Hassan Rohani est la candidature du très conservateur Ibrahim Raisi, portant le titre de sayyid, donc censé descendre du Prophète. Surtout, en mars 2016, il a été nommé par l’ayatollah Khamenei à la tête de l’une des plus importantes fondations religieuses, Astan Quds Razavi, chargée de la supervision du mausolée chiite le plus saint d’Iran, dans la ville de Mashhad.

Tout comme le guide suprême, Ibrahim Raisi critique le bilan économique du président sortant. Car si l’accord nucléaire de 2015 a permis la levée de l’embargo international sur le commerce avec l’Iran et débouché sur une croissance impressionnante de 6,6% en 2016-2017, le chômage reste un problème majeur pour la population iranienne.

Qui sont les quatre autres présidentiables? Le réformiste Eshaq Jahangiri, vice-président de Rohani, se retirera probablement de la course au profit de son patron. De même, Ibrahim Raisi bénéficiera-t-il au final de la candidature du maire de Téhéran, le conservateur Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a déjà échoué deux fois, en 2005 et en 2013? Quant aux deux derniers, Mostafa Mirsalim et Mostafa Hashemitaba, ils n’ont aucune chance.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.