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Le duel débute entre Joe Biden et Bernie Sanders

La primaire démocrate est désormais un duel entre deux septuagénaires aux positionnements très éloignés.

Une nouvelle campagne a débuté samedi pour Joe Biden et Bernie Sanders dans la primaire démocrate pour la présidentielle. Le duel a désormais lieu entre les deux septuagénaires aux positionnements très éloignés.

Joe Biden, 77 ans, s'est adressé à ses partisans dans le Missouri, l'un des six États (avec Idaho, Michigan, Mississippi, Dakota du Nord et Washington) qui voteront mardi, une semaine après le grand renversement du «Super Tuesday». Monté sur scène avec ses désormais célèbres lunettes d'aviateur sous un beau soleil à Saint-Louis, Joe Biden a encore savouré son spectaculaire retour en grâce dans la course démocrate à la Maison Blanche.

«Qu'est-ce que les choses peuvent changer en une semaine!», a-t-il lancé. «Il y a tout juste une semaine, j'étais en Caroline du Sud et les médias et les analystes avaient enterré ma campagne».

Pas «une campagne d'attaques»

«Mais la Caroline du Sud avait son mot à dire là-dessus. Puis le 'Super Tuesday' est passé par là. Et nous avons aujourd'hui 11 victoires en poche, et sommes devant en termes de délégués et de nombre de voix», a-t-il lancé, revanchard.

Avec pour arrière-plan la monumentale Gateway Arch, porte d'entrée symbolique vers l'Ouest du pays, l'ancien vice-président n'a évoqué qu'indirectement son adversaire Bernie Sanders.

Joe Biden, auquel se sont récemment ralliés les anciens candidats modérés Pete Buttigieg, Amy Klobuchar et Michael Bloomberg, s'est encore dit le plus à même de «rassembler le parti» démocrate, promettant de «ne pas faire de cette primaire une campagne d'attaques». «Ce serait le meilleur moyen de faire réélire Donald Trump», a-t-il prévenu.

«Joe Biden est un ami»

Bernie Sanders, 78 ans, était de son côté à Chicago, dans l'État de l'Illinois, qui ne votera que le 17 mars dans la primaire. Après s'en être pris à Donald Trump -«le président le plus dangereux de l'histoire récente des États-Unis», «un menteur pathologique»-, le socialiste autoproclamé a lui directement apostrophé son rival.

«Maintenant que la primaire se résume à deux personnes, il est important pour les Américains de comprendre ce qui nous différencie», a-t-il dit dans la troisième ville des États-Unis, en oubliant la parlementaire Tulsi Gabbard, toujours en course mais qui n'a aucune chance d'obtenir l'investiture.

«Joe Biden est un ami, je le connais depuis longtemps, mais nos bilans parlent pour nous, nous avons une vision différente et les Américains vont en entendre parler», a ajouté le sénateur du Vermont. Il a notamment évoqué le soutien de Joe Biden à la guerre en Irak.

(ats)

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