Passer au contenu principal

Royaume UniPour Dublin, l'amnistie c'est hors de question

Dublin s'oppose à la promesse du premier ministre britannique qui pense amnistier les soldats britanniques poursuivis pour des crimes en Irlande du nord.

Simon Coveney.
Simon Coveney.
AFP

Le gouvernement irlandais s'est opposé, lundi, aux promesses du Premier ministre britannique Boris Johnson, en campagne pour les élections législatives, d'«amnistier» les soldats britanniques poursuivis pour des crimes présumés lors des «Troubles» en Irlande du Nord. Plus de 3000 personnes ont été tuées lors de ces trois décennies de violences liées au conflit entre catholiques nationalistes et protestants unionistes, qui a pris fin en 1998, avec les Accords du Vendredi Saint signés avec l'accord de Londres et Dublin.

En campagne, le chef du gouvernement conservateur britannique a promis de modifier la loi afin de protéger les militaires de poursuites judiciaires engagées pour des événements antérieurs à 2000, une promesse électorale dont l'annonce coïncide avec la commémoration de l'armistice de la Première Guerre mondiale.

«C'est très préoccupant», a déclaré le ministre des Affaires étrangères irlandais Simon Coveney dans un communiqué. «Il n'y a pas de délai de prescription, pas d'amnistie pour quiconque a commis des crimes en Irlande du Nord. La loi doit s'appliquer à tous, sans exception, pour parvenir à la réconciliation», a-t-il ajouté.

Les troupes britanniques ont été envoyées dans la province en 1969, alors que des républicains majoritairement catholiques opposés à la domination britannique s'affrontaient dans la rue à des unionistes majoritairement protestants.

Fin officielle en 2007

L'opération de maintien de l'ordre s'est transformée en la plus longue opération de l'armée britannique de l'histoire, marquée par un certain nombre de meurtres. Selon les recherches de l'Université d'Irlande du Nord, l'armée britannique serait responsable de près de 300 meurtres au cours de ces opérations, qui ont officiellement pris fin en 2007.

Mais les tentatives d'engager des poursuites judiciaires contre les vétérans se sont heurtées à des difficultés juridiques et continuent de diviser la société britannique et nord-irlandaise.

Cette année, après une longue campagne de familles de victimes demandant justice, des procureurs nord-irlandais ont annoncé qu'un vétéran, présenté comme le «Soldat F», serait jugé pour deux meurtres commis lors du «Bloody Sunday».

Ce jour-là, le 30 janvier 1972, des parachutistes britanniques ont tué treize militants catholiques qui manifestaient pacifiquement à Londonderry, une journée sanglante immortalisée par le tube du groupe de rock irlandais U2, «Sunday Bloody Sunday» (1983). Une 14e victime est morte quelques mois plus tard.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.