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TerrorismeLes djihadistes reculent dans le nord de l'Irak

Les forces kurdes ont lancé mercredi une offensive d'envergure à Sinjar destinée à reprendre aux djihadistes de l’État islamique (EI) des zones du nord de l'Irak, proches de la frontière syrienne.

Un combattant kurde
Un combattant kurde
Keystone

Les forces kurdes ont profité d'intenses bombardements des avions de la coalition conduite par les États-Unis sur les positions de l’État islamique au cours de la nuit.

Cette offensive a été lancée sur deux fronts: depuis Rabia, à la frontière syrienne, et Zoumar sur les rives du lac de Mossoul, précisent des officiers des forces kurdes ou «peshmergas».

La ville de Sinjar est un enjeu stratégique car son contrôle permettrait aux peshmergas (combattants kurdes, ndlr) d'ouvrir un corridor vers les zones montagneuses voisines où des centaines de Yézidis sont assiégés par l'EI depuis le mois d'août.

Recul à Baïdji

A Baïdji, située non loin de la plus importante raffinerie de pétrole d'Irak, les djihadistes ont au contraire contraint mercredi les forces irakiennes à battre en retraite et ont repris une partie de la ville, a rapporté un responsable.

Les policiers aidés par des miliciens hostiles à l'EI s'efforçaient depuis cinq jours de repousser l'assaut des djihadistes, mais le manque d'appui et de munitions les a contraints à abandonner leurs positions dans le centre de Baïdji, a déclaré Saad Thahir, un membre du conseil municipal de la ville.

Autorisation prolongée pour l'humanitaire

De son côté, le Conseil de sécurité a prolongé mercredi d'un an l'autorisation pour les convois de l'ONU de passer par les frontières de la Syrie pour livrer de l'aide à des centaines de milliers de civils, en particulier dans les zones rebelles. Les 15 pays membres se déclarent «profondément affligés par la dégradation continue de la situation humanitaire dévastatrice en Syrie».

Ils rappellent que 12,2 millions de Syriens «ont besoin urgent de secours», que 7,6 millions de civils sont déplacés à l'intérieur du pays, et que 220'000 sont assiégés par les forces gouvernementales ou rebelles.

Ruée sur les passeports

Et le quotidien syrien Al-Watan, proche du pouvoir, rapporte que les demandes de passeports ont considérablement augmenté. «Mille demandes pour des passeports sont présentées quotidiennement à Damas et sa province, dont 400 par des jeunes de moins de 18 ans», a indiqué un responsable de la direction de l'immigration et des passeports.

Cette augmentation, ajoute le journal, «montre que beaucoup de Syriens voient dans le départ l'unique solution» à leurs problèmes engendrés par la guerre qui ravage leur pays depuis près de quatre ans.

Plus de 120'000 des forces fidèles au président syrien Bachar el-Assad ont été tués depuis le début de la guerre civile, selon un décompte d'une ONG.

ats

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