Passer au contenu principal

SyrieDeux complices de «Jihadi John» capturés

Les forces-arabo kurdes en Syrie ont capturé deux djihadistes britanniques d'un groupe surnommé «The Beatles» dont le chef était «Jihadi John».

Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)
Des dizaines de milliers de civils déplacés sont rentrés dimanche chez eux dans le sud syrien à la faveur d'un accord entre les rebelles et le régime de Bachar al-Assad. (Dimanche 8 juillet 2018)
Keystone
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)
L'EI annonce la mort d'un fils de son chef en Syrie. (Mardi 3 juillet 2018)
Keystone
Le groupe État islamique (EI) a repris vendredi un quartier du sud-est de la ville de Raqqa, son bastion en Syrie, près de trois semaines après l'avoir perdu. (Vendredi 20 juin 2017)
Le groupe État islamique (EI) a repris vendredi un quartier du sud-est de la ville de Raqqa, son bastion en Syrie, près de trois semaines après l'avoir perdu. (Vendredi 20 juin 2017)
AFP
1 / 150

Deux djihadistes britanniques du groupe Etat islamique, complices de «Jihadi John», ont été capturés en Syrie par une force arabo-kurde alliée de Washington, a rapporté jeudi un responsable militaire américain. Il s'agit de deux membres de la «cellule d'exécution» de l'EI qui avait été surnommée «The Beatles». Leur capture est intervenue début janvier dans l'est de la Syrie, a précisé le responsable américain, non identifié, dans un communiqué.

Ce quatuor est accusé d'être responsable de la détention et de la décapitation d'environ une vingtaine d'otages, notamment des Occidentaux parmi lesquels les journalistes américains James Foley et Steven Sotloff et le travailleur humanitaire américain Peter Kassig.

Le premier des djihadistes capturés a été identifié comme El-Shafee el-Sheik. Le second, figurant sur la liste noire des «terroristes internationaux» dressée par le département d'Etat américain, s'appelle Alexanda Amon Kotey ou Alexander Kotey, de nationalités britannique, ghanéenne et chypriote. Né en décembre 1983, il est passé par la ville syrienne de Raqa, l'ex-fief du «califat» autoproclamé de l'EI.

Le ministère britannique des Affaires étrangères a refusé de confirmer leur capture: «Nous ne faisons pas de commentaires sur des cas individuels ni sur des enquêtes en cours», a indiqué un porte-parole. Le département d'Etat avait accusé l'an dernier Kotey d'avoir «probablement exécuté» des otages et d'avoir eu recours à des «méthodes de torture particulièrement cruelles».

Ces djihadistes , a expliqué le responsable américain, ont «participé à la détention, l'exploitation et l'exécution de détenus occidentaux». Ils ont également «agi comme geôliers et interprètes» et «auraient des liens avec le terroriste britannique souvent appelé Jihadi John », a-t-on appris de même source, sans préciser dans quel état les deux hommes se trouvaient ni ce qui allait advenir d'eux. «El-Shafee el-Sheik et Kotey représentent une petite portion des centaines de terroristes étrangers de l'EI (issus) de plusieurs pays qui ont été exfiltrés du champ de bataille par les Forces démocratiques syriennes dans l'est de la Syrie depuis octobre 2017», a encore souligné le responsable militaire.

Paul, George, Ringo et John

Le plus célèbre des quatre «Beatles» djihadistes était le Britannique Mohammed Emwazi, connu pour ses vidéos de décapitation d'otages qui avaient marqué l'opinion publique en 2014 et en 2015, sur lesquelles il apparaissait couteau de boucher à la main et vêtu de noir. Surnommé «Jihadi John», il a été tué en novembre 2015 par un bombardement à Raqa.

Avec ses décapitations soigneusement mises en scène souvent dans un décor désertique, les corps sans tête gisant à ses pieds tandis qu'on ne voyait de lui que ses yeux, il a commis parmi les plus atroces exécutions de l'EI. Il était devenu l'étendard de la propagande et de la campagne de terreur sur internet voulue par le groupe djihadiste, .

Les travailleurs humanitaires britanniques David Haines et Alan Henning, les Américains Peter Abdul-Rahman Kassig, Steven Sotloff et James Foley, ainsi que le Japonais Kenji Goto ont notamment été décapités devant une caméra par Emwazi. Ils avaient été emprisonnés avec les journalistes français Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres. Les prisonniers occidentaux avaient donné le surnom de «Beatles» aux quatre geôliers en raison de leur accent britannique, et les avaient affublés des prénoms des légendaires chanteurs: Paul, George, Ringo et John.

Aine Davis, le quatrième membre du groupe djihadiste, --qui aurait eu en mains plus d'une vingtaine d'otages étrangers en 2014-2015 et récupéré des millions de dollars de rançons-- est détenu en Turquie.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.