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L'un des derniers «Zero» retrouve le ciel

Un avion de chasse nippon emblématique de la seconde guerre mondiale, tant redouté des Alliés, a été restauré.

Il n'en resterait plus que quatre exemplaires en état de marche dans le monde. Un «Zero» a récemment retrouvé les airs au Japon.

Le chasseur monoplace, aux ailes flanquées du «hinomaru» (nom du drapeau japonais, un rond rouge sur fond blanc), a décollé début juin près de Tokyo, près de huit décennies après avoir semé la peur grâce à sa mobilité et sa puissance de feu.

Construit par la société Mitsubishi Heavy Industries de l'époque (démantelée après-guerre avant de renaître) et officiellement appelé «A6M», le «Zero-sen» (en japonais) a sévi lors de l'attaque de la base américaine de Pearl Harbor et de missions «kamikazes» dirigées contre les navires américains.

Cet exemplaire a été retrouvé dans la jungle de Papouasie Nouvelle-Guinée dans les années 1970 avant d'être transporté aux Etats-Unis, où un homme d'affaires japonais, mordu d'aviation, l'a acheté en 2008 pour 350 millions de yens (2,8 millions d'euros au cours actuel).

10'000 exemplaires

«Ce bébé est né il y a 75 ans au Japon, mais a erré un long moment à l'étranger. C'est pour cela que je l'ai fait revenir dans sa patrie, et je compte bien le faire voler ici encore longtemps», confie Masahide Ishizuka, rencontré par l'AFP le temps d'une escale de l'appareil.

Un an après les premiers vols nippons réalisés par des étrangers, c'est un pilote japonais qui a pour la première fois pris les commandes de ce «Zero fighter», un des rares exemplaires survivants sur les plus de 10'000 jadis sortis d'usine.

«Quand je me suis assis dans le cockpit, j'ai eu comme l'impression que tous ceux qui étaient morts pendant la guerre me regardaient», a raconté Kazuaki Yanagida. «Oui, des hommes ont été tués, mais ce chasseur n'en est pas le responsable. Les hommes le sont», assure-t-il.

Masahide Ishizuka réfute aussi toute connotation politique. «Si le Japon est devenu un pays à la pointe de la technologie, c'est aussi grâce aux efforts de nos ancêtres qui ont su concevoir un tel appareil. Notre objectif est alors de le montrer au plus grand nombre».

(AFP)

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