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Crash de l'A320: un des pilotes était bloqué hors du cockpit

Selon les premiers éléments de l'enquête, le pilote tambourinait contre la porte pour revenir aux commandes. Une conférence de presse est prévue à 12h30.

Les proches des victimes ont pris le bus mercredi soir en Espagne pour se rendre jeudi 26 mars sur les lieux du drame.
Les proches des victimes ont pris le bus mercredi soir en Espagne pour se rendre jeudi 26 mars sur les lieux du drame.
Keystone
Mercredi soir 25 mars, plusieurs minutes de silence ont été observées avant des matchs de football du Bayern Munich, du Real Madrid et d'un match amical Allemagne-Australie à Kaiserslautern.
Mercredi soir 25 mars, plusieurs minutes de silence ont été observées avant des matchs de football du Bayern Munich, du Real Madrid et d'un match amical Allemagne-Australie à Kaiserslautern.
Keystone
La zone du crash est très difficile d'accès. Elle est uniquement accessible par hélicoptère. (mardi 24 mars 2015).
La zone du crash est très difficile d'accès. Elle est uniquement accessible par hélicoptère. (mardi 24 mars 2015).
AFP
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Après un début de vol habituel, l'un des deux pilotes de l'Airbus A320 de Germanwings qui s'est écrasé mardi dans les Alpes françaises, avec 150 personnes à bord, a quitté le cockpit et a été dans l'impossibilité d'y retourner pendant la chute de l'appareil.

Ces informations émanant d'une source proche de l'enquête ayant eu connaissance de la teneur des enregistrements de la boîte noire, confirment celle initialement dévoilée par le New York Times, et marquent une nette accélération de l'enquête après l'accident qui a suscité une émotion considérable dans toute l'Europe.

Le copilote de l'Airbus de Germanwings avait été engagé «en septembre 2013» par la compagnie aérienne et comptait 630 heures de vol, a indiqué jeudi 26 mars le groupe Lufthansa. La maison mère de Germanwings n'a pas confirmé les informations selon lesquelles l'un des deux pilotes s'était trouvé seul aux commandes, l'autre restant bloqué à l'extérieur du cockpit.

Le commandant de bord avait plus de 10 ans d'expérience et plus de 6000 heures de vol sur des appareils Airbus, avait indiqué Germanwings dès mardi.

Conférence de presse à 12h30

Le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, en charge du dossier du crash, a indiqué jeudi qu'il donnerait une conférence de presse à 12H30, «dans un salon de l'aéroport de Marignane», près de Marseille.

«Au début du vol, on entend l'équipage parler normalement, puis on entend le bruit d'un des sièges qui recule, une porte qui s'ouvre et se referme, des bruits indiquant qu'on retape à la porte et il n'y a plus de conversation à ce moment-là jusqu'au crash», a indiqué la source proche de l'enquête.

Les deux pilotes s'exprimaient en allemand. Et, à la fin du vol, les alarmes indiquant la proximité du sol retentissent, a indiqué cette même source qui n'était pas en mesure de dire si c'était le commandant de bord ou le copilote qui a quitté la cabine de pilotage.

Boîte noire

Ces informations proviennent de l'audition par les enquêteurs de la boîte noire enregistrant les sons dans le cockpit. Le cockpit voice recorder (CVR) a été retrouvé mardi quelques heures après l'accident et sa lecture a été effectuée mercredi en fin de journée.

Dans la nuit, la compagnie allemande Germanwings a fait savoir dans un communiqué qu'elle n'avait pas eu confirmation de la part «des autorités compétentes» de ces informations.

Elles interviennent alors que les premiers corps ou restes des 150 victimes de l'accident de l'Airbus de Germanwings, filiale de Lufthansa, ont été hélitreuillés mercredi par les équipes de secours sur le lieu du drame, près de Digne dans les Alpes-de-Haute-Provence où sont attendus jeudi des familles de victimes, venant surtout d'Allemagne et d'Espagne.

Familles attendues

Plusieurs centaines de personnes, familles ou proches des victimes, doivent être accueillies dans les chapelles ardentes dressées dans deux localités proches du lieu de l'accident, Seyne-les-Alpes et Le Vernet. Au moins deux grandes tentes en plastique blanc, totalement opaques et closes, étaient dressées jeudi matin.

Selon des gendarmes chargés de sécuriser les lieux, les tentes, «qui ont été montées dans la nuit», sont destinées «à accueillir les familles et à préserver leur intimité». Éclairé par de puissants projecteurs visibles à plusieurs kilomètres, le terrain était désert, jeudi, à l'aube.

Deux avions devaient partir de Düsseldorf et Barcelone pour Marseille afin de permettre aux proches des disparus de se rendre à proximité des lieux de la catastrophe. Deux autocars en provenance d'Espagne étaient aussi attendus.

(ats)

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