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AmnestyContestation en Iran : au moins 304 morts

Amnesty International a revu à la hausse le bilan des manifestations contre le gouvernement en Iran.

Une Iranienne passe devant un centre commercial incendié lors de manifestations le 20 novembre 2019.
Une Iranienne passe devant un centre commercial incendié lors de manifestations le 20 novembre 2019.
AFP

Au moins 304 personnes ont été tuées en Iran dans la répression de la contestation ayant touché le pays entre le 15 et le 18 novembre selon un nouveau bilan publié lundi par Amnesty International.

«Les autorités iraniennes poursuivent leur répression féroce après les manifestations à l'échelle nationale survenue le 15 novembre, en arrêtant des milliers de contestataires ainsi que des journalistes, des défenseurs des droits humains et des étudiants pour les empêcher de dire ce qu'ils pensent de cette répression impitoyable», accuse l'ONG de défense des droits humains dans un communiqué.

Amnesty indique avoir revu en hausse son dernier bilan des troubles publié le 2 décembre (au moins 208 morts) à «au moins 304 personnes (...) tuées» par «le recours à la force meurtrière» dans la répression de la contestation, dont au moins deux adolescents, âgés de 15 et 17 ans.

«Témoignages éprouvants»

L'ONG dit avoir recueilli «les témoignages éprouvants de témoins» laissant penser que «les autorités iraniennes, presque immédiatement après avoir massacré des centaines de personnes (...) ont mis en oeuvre une répression à grande échelle conçue pour inspirer à tous la peur de parler ouvertement de ce qui s'est passé».

La contestation avait éclaté le 15 novembre dès l'annonce d'une forte hausse du prix de l'essence, en pleine crise économique, et avait touché une centaine de villes. Les autorités ont dit avoir ramené l'ordre en quelques jours. Ceci au prix d'une «horrible tuerie», avait dénoncé Amnesty début décembre. Jusqu'à présent, les autorités n'ont confirmé que cinq décès: quatre membres des forces de l'ordre tués par des «émeutiers» et un civil.

«Disparitions forcées»

Annoncée début décembre par le gouvernement, la publication d'un bilan officiel sur la base des chiffres de l'institut médico-légal national se fait toujours attendre. Amnesty dit avoir des informations de plusieurs sources indépendantes selon lesquelles, un mois après le déclenchement du mécontentement populaire, «les forces de sécurité continuent de mener des rafles à travers le pays pour arrêter des personnes à leur domicile ou sur leur lieu de travail».

Son communiqué évoque le sort d'adolescents de 15 ans «détenus avec des adultes» et des centres de détention «gravement surpeuplés», des «disparitions forcées» et des dizaines de «détentions au secret».

L'ONG appelle Téhéran «à relâcher immédiatement et sans condition tous ceux qui sont détenus arbitrairement» et exhorte la communauté internationale à faire pression «sans tarder» sur l'Iran, faute de quoi «des milliers (de détenus) resteront menacés de torture ou de mauvais traitements».

AFP

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