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CyberterrorismeCondamnation d'une figure de l'islam radical

Le Belgo-Tunisien Farouk Ben Abbes a écopé de trois ans de prison ferme mercredi à Paris pour avoir diffusé de la propagande djihadiste dans les années 2000.

Farouk Ben Abbes n'était pas présent à la lecture du verdict.
Farouk Ben Abbes n'était pas présent à la lecture du verdict.
Archives, AFP

Farouk Ben Abbes, ancienne figure de l'islam radical, a été condamné en appel mercredi par la justice française à cinq ans de prison, dont trois ans ferme, pour son activité à la fin des années 2000 sur Ansar Al-Haqq. Ce site était une référence du web djihadiste en langue française.

Première condamnation

Ce Belgo-Tunisien de 33 ans n'était pas présent pour écouter le délibéré de la cour d'appel de Paris, qui l'a également condamné à une interdiction du territoire français pendant dix ans sans émettre de mandat d'arrêt contre lui. Après sa condamnation le 6 juillet 2018 à quatre ans de prison ferme et à une interdiction définitive de territoire, il avait fait appel, tout comme le parquet et ses deux coprévenus.

C'était la première fois que cet homme, cité dans plusieurs dossiers antiterroristes sans y être poursuivi, était condamné dans une telle affaire. Farouk Ben Abbes avait bénéficié en 2012 d'un non-lieu dans une enquête sur des projets d'attentats signalés en 2009 par les autorités égyptiennes. La salle de spectacles du Bataclan, à Paris, apparaissait parmi les cibles, six ans avant d'être attaquée le 13 novembre 2015 (90 morts).

«C'est un dossier dans lequel pour nous la relaxe s'imposait», ont assuré ses avocats, Vincent Brengarth et William Bourdon. Ils reconnaissent cependant que «la cour a aussi résisté au lynchage médiatique qui persiste depuis plusieurs années sur la personne de Farouk Ben Abbes, dont on a voulu faire à tort la figure du mal absolu». Farouk Ben Abbes ayant passé plus d'un an en détention provisoire dans ce dossier, la peine ferme qui lui reste à purger est aménageable, ont-ils relevé.

Site internet fermé

Accusé d'avoir traduit et diffusé sur Ansar Al-Haqq de la propagande djihadiste entre 2007 et 2009, alors qu'il séjournait en Egypte puis dans la bande de Gaza, il avait assuré lors de son premier procès être «revenu» des discours dans lesquels il baignait à l'époque. Comme lui, deux autres anciens administrateurs du site ont été condamnés en appel pour association de malfaiteurs à visée terroriste.

Désormais fermé, Ansar Al-Haqq, dont le nom signifie «Les partisans de la vérité», était une référence du web djihadiste en langue française à une époque où le djihad armé se menait notamment en Afghanistan et au Pakistan.

L'an dernier, le tribunal avait condamné en son absence un quatrième homme dans ce dossier: Léonard Lopez, parti en 2015 pour le djihad, avait été condamné à cinq ans de prison assortis d'un mandat d'arrêt. Il fait partie des 11 Français récemment condamnés à mort par l'Irak pour appartenance au groupe Etat islamique (EI).

(ats)

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