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Venezuela«Un commando armé a fait sauter le mur de la prison»

Trois trafiquants de drogue mexicains, membres du cartel de Sinaloa, se sont évadés d'une prison ultraviolente de Caracas.

Une récompense est promise pour toute information menant à la capture des narcotrafiquants.
Une récompense est promise pour toute information menant à la capture des narcotrafiquants.
Capture d'écran

Trois narcotrafiquants mexicains se sont évadés dans la nuit de vendredi à samedi de la prison de Caracas où ils étaient incarcérés, a annoncé la ministre vénézuélienne des Affaires pénitentiaires Iris Varela.

«J'offre une récompense à ceux qui pourront nous apporter des pistes fiables qui mèneront à la capture des trois narcotrafiquants mexicains qui se sont évadés la nuit dernière», a écrit la ministre dans un message sur Twitter, auquel elle a ajouté des photos des trois évadés.

La ministre a indiqué que les trois hommes se sont échappés de La Planta, une prison très violente de Caracas fermée en 2012, puis rouverte cinq ans plus tard, cette fois comme «centre de rééducation» pour détenus étrangers. Elle n'a donné aucun détail sur la façon dont l'évasion a été organisée, ni sur les peines que purgeaient les prisonniers.

Commando armé

Selon Una ventana a la libertad (Une fenêtre sur la liberté), une organisation de défense des droits des prisonniers, «un commando armé a fait sauter un mur», puis a pénétré dans l'enceinte de l'établissement où il est allé chercher les trois détenus.

D'après la presse vénézuélienne, les trois hommes feraient partie du cartel mexicain de Sinaloa, organisation ultra-violente fondée par Joaquin «Chapo» Guzman actuellement emprisonné aux Etats-Unis.

Una ventana a la libertad pointe régulièrement la situation «chaotique» du système pénitentiaire vénézuélien où les gangs prennent de plus en plus le contrôle des prisons. Un rapport de l'ONG indique que 70 évasions se sont produites au Venezuela en 2018, au cours desquelles 470 prisonniers ont réussi à prendre la fuite. Les autorités en ont rattrapé 105, soit 22%.

La vétusté des prisons, la surpopulation, la corruption et un personnel trop peu nombreux et mal payé sont les facteurs qui contribuent à ce phénomène.

ats

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