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PérouLa cheffe de l'opposition quitte la vie politique

Keiko Fujimori va «suspendre» ses «activités politiques» pour se consacrer à sa famille, alors qu'elle risque à nouveau la prison.

Keiko Fujimori, soutenue par son mari, à sa sortie de prison fin novembre.
Keiko Fujimori, soutenue par son mari, à sa sortie de prison fin novembre.
Keystone

La cheffe de l'opposition péruvienne Keiko Fujimori a annoncé mercredi une pause dans ses activités politiques pour privilégier sa famille, alors qu'elle risque de retourner en détention préventive dans le cadre du scandale Odebrecht.

«Je vais suspendre mes activités politiques parce que ma priorité est et sera toujours ma famille, et nous allons faire face à ce processus avec toute la famille», a déclaré Keiko Fujimori, qui se dit notamment «inquiète pour (ses) deux filles».

Keiko Fujimori, 44 ans, est sortie de prison fin novembre après avoir passé plus d'un an derrière les barreaux dans le cadre du scandale Odebrecht, du nom d'un géant brésilien du bâtiment. Ce dernier a reconnu avoir versé des pots de vins à de nombreux dirigeants politiques latino-américains, dont quatre anciens présidents péruviens.

Audience prévue le 26 décembre

Keiko Fujimori, cheffe du parti Fuerza Popular (droite populiste), est accusée d'avoir reçu des fonds d'Odebrecht pour sa campagne électorale de 2011. Elle a été remise en liberté à la suite d'une décision de la Cour constitutionnelle, la plus haute autorité du pays. Mais celle-ci avait toutefois précisé que son arrêt ne concernait pas le fond de l'affaire, qui fait toujours l'objet d'une enquête.

Keiko Fujimori a affirmé qu'il n'y avait pas de risques qu'elle s'enfuie du pays, ni qu'elle fasse obstruction à l'enquête, menée par le procureur Jose Domingo Perez. L'audience pour décider d'une nouvelle mise en détention provisoire de 36 mois pour Keiko Fujimori aura lieu le 26 décembre, au lendemain de Noël.

«C'est le cadeau le plus pervers que j'aie jamais reçu de ma vie», a déclaré la fille aînée de l'ancien président Alberto Fujimori (1990-2000). Le procureur veut accuser formellement Keiko Fujimori de blanchiment d'argent, d'entrave à la justice et de fausse déclaration, et estime que de nouveaux éléments dans l'enquête pourraient augmenter le risque de fuite de Keiko Fujimori. Ils souhaite ainsi qu'elle retourne en détention.

AFP

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