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AllemagneChef de l'extrême droite: possible fraude fiscale

Alexander Gauland, président d'honneur de l'AfD, a perdu son immunité parlementaire à cause de soupçons de fraude fiscale.

Image d'archive.
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Keystone

La justice allemande a ordonné jeudi des perquisitions au domicile du principal chef de l'extrême droite allemande après la levée de son immunité parlementaire. Il est soupçonné de fraude fiscale.

Ces perquisitions se sont déroulées à deux adresses d'Alexander Gauland, à Francfort et à Potsdam, près de Berlin, a indiqué une porte-parole du parquet. Elles ont été rendues possibles par la décision prise le même jour par la chambre des députés allemands de lever l'immunité parlementaire d'Alexandre Gauland dans cette affaire, dont il bénéficie en tant qu'élu.

Alexandre Gauland est l'un des 89 députés que compte le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) au Bundestag et dirige le groupe parlementaire de cette formation, un poste-clé. Il est aussi président d'honneur du mouvement et son principal porte-parole.

Affaire gênante

Le parquet n'a pas donné de détails sur les faits qui lui sont reprochés. Mais selon les médias allemands, il s'agirait d'un soupçon de fraude fiscale portant sur un montant limité, d'environ 3000 euros (3210,45 francs), d'ordre privé et non lié à son parti. Les soupçons seraient liés à une déclaration d'impôt commune faite par le responsable politique et son épouse.

L'affaire est toutefois embarrassante pour ce parti, qui a bâti une partie de son succès sur ses critiques à l'égard de la corruption supposée dans le monde politique traditionnel. Âgé de 78 ans, Alexandre Gauland, ancien membre du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel, a été la cheville ouvrière de l'irruption spectaculaire de l'extrême droite dans le paysage politique allemand depuis 2015.

Prises de positions radicales

L'AfD, par son opposition à la politique migratoire jugée trop généreuse d'Angela Merkel, a volé de succès en succès et est depuis 2017 la principale force d'opposition à la chambre des députés, face aux conservateurs et aux sociaux-démocrates, associés au sein d'un gouvernement de coalition à Berlin.

Il s'est distingué aussi par ses prises de position en faveur de la fin de la culture de repentance allemande pour les crimes nazis, appelant notamment à être fier des soldats de l'armée allemande ayant combattu durant la Deuxième guerre mondiale.

ats

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