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Le chef d'Amnesty en Turquie a été arrêté

Taner Kiliç a été arrêté mardi par Ankara qui le soupçonne de liens avec la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen.

La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)
La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)
AFP
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)
Keystone
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dénonce à la télévision un «soulèvement d'un minorité au sein de l'armée». Ici, un militaire près de la célèbre place Taksim, à Istanbul. (15 juillet 2016)
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dénonce à la télévision un «soulèvement d'un minorité au sein de l'armée». Ici, un militaire près de la célèbre place Taksim, à Istanbul. (15 juillet 2016)
Reuters
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Le responsable d'Amnesty International en Turquie a été arrêté mardi par les autorités. Ces dernières le soupçonnent de liens avec la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme le cerveau du putsch manqué en juillet, a indiqué l'ONG.

L'avocat Taner Kiliç, président du directoire de la branche turque d'Amnesty, a été interpellé à Izmir (ouest) avec 22 confrères. Tous sont soupçonnés comme lui d'être liés à la mouvance güléniste, a indiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué publié sur son site.

«Nous appelons les autorités turques à relâcher immédiatement» ces hommes et «à abandonner toutes les poursuites, en l'absence de preuves crédibles», a déclaré le secrétaire général d'Amnesty, Salil Shetty, cité dans le communiqué.

Taner Kiliç «s'est illustré par sa défense des mêmes libertés que les autorités turques sont déterminées à piétiner», a ajouté Salil Shetty, estimant que cette arrestation démontrait le caractère «arbitraire» des purges lancées après la tentative de putsch du 15 juillet. L'ONG indique dans son communiqué que l'interpellation de Taner Kiliç, qui dirige Amnesty en Turquie depuis 2014, «ne semble pas liée aux activités d'Amnesty International».

Vaste purge

Après le putsch avorté, les dirigeants turcs ont lancé des purges d'une ampleur inédite visant initialement les partisans présumés de Fethullah Gülen, avant de s'étendre à la mouvance prokurde et à des médias critiques. Environ 50'000 personnes ont été arrêtées et plus de 100'000 limogées ou suspendues, notamment des militaires, des magistrats et des enseignants.

Les autorités turques rejettent les accusations d'atteintes aux libertés, affirmant lutter contre le «terrorisme» dans le cadre de l'état d'urgence en vigueur depuis le putsch avorté. Ankara accuse le prédicateur Gülen, qui réside aux Etats-Unis, d'avoir orchestré la tentative de coup d'Etat, ce que l'intéressé dément catégoriquement.

(ats)

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