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Un charnier d'environ 200 corps découvert à Raqa

Des dépouilles d'otages et des corps de femmes lapidées ont été mis au jour par les autorités locales dans l'ancienne «capitale» de l'EI.

Une femme a été tuée dimanche par des tirs du régime dans la région d'Idleb. C'est la première victime civile plus de trois jours après le début d'une trêve annoncée par Damas. (Dimanche 4 août 2019)
Une femme a été tuée dimanche par des tirs du régime dans la région d'Idleb. C'est la première victime civile plus de trois jours après le début d'une trêve annoncée par Damas. (Dimanche 4 août 2019)
Trente-et-un combattants des forces prorégime ont été tués samedi dans l'explosion de munitions sur un aéroport militaire du centre de la Syrie. (Samedi 3 août 2019)
Trente-et-un combattants des forces prorégime ont été tués samedi dans l'explosion de munitions sur un aéroport militaire du centre de la Syrie. (Samedi 3 août 2019)
OSDH
Les Syriaques sont aisément reconnaissables avec le tatouage de leur foi.
Les Syriaques sont aisément reconnaissables avec le tatouage de leur foi.
Facebook @Syriac Military Council
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Un charnier avec environ 200 corps a été découvert près de Raqa, ancienne «capitale» du groupe Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie, ont déclaré les autorités locales et une ONG. Parmi les dépouilles figurent celles de personnes apparemment exécutées.

Cinq corps habillés d'une combinaison orange, tenue parfois portée par les otages de l'EI, ont été également retrouvés, selon un responsable local Yasser al-Khamees et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

«Ils ont été menottés et abattus d'une balle dans la tête», a déclaré M. Khamees, à la tête d'une équipe de secouristes. Leur mort remonte à deux ans, a-t-il ajouté, précisant qu'il n'était pas possible d'identifier les corps dans l'immédiat.

Femmes lapidées

Trois corps de femmes, qui semblent avoir été lapidées, ont également été retrouvés, selon M. Khamees et l'OSDH. «Leurs crânes ont subi de graves fractures, avec des marques de lapidation», a dit M. Khamees.

Son équipe a découvert début juin la fosse commune, située au sud de Raqa, explique-t-il. Si 200 corps ont déjà été exhumés, le charnier pourrait contenir au total plus de 800 victimes, d'après lui.

Cette découverte pourrait permettre d'identifier des personnes jusque-là portées disparues, ou d'éclaircir les circonstances de la mort de milliers d'autres, dont des étrangers capturés par l'EI.

Précédents

En janvier, toujours près de Raqa, un charnier renfermant près de 3500 corps a été découvert. Il s'agit pour l'instant de la plus grande fosse commune de l'EI.

Huit autres fosses communes ont déjà été recensées autour de la cité du nord de la Syrie, dont une surnommée «Panorama» et contenant plus de 900 corps exhumés. L'EI a contrôlé pendant trois ans Raqa, imposant sa propre interprétation de la loi islamique, jusqu'à ce que les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par des combattants kurdes et soutenues par les Etats-Unis, en déloge les derniers djihadistes le 17 octobre 2017.

Quiconque osait violer les règles des djihadistes ou était suspecté de travailler contre eux était emprisonné ou tué.

La reconquête par les FDS en mars dernier en Syrie du village de Baghouz a marqué la fin du «califat» autoproclamé par l'EI sur de vastes territoires à cheval entre ce pays et l'Irak voisin.

Selon une estimation de l'ONG Human Rights Watch datant d'octobre 2018, entre 3000 et 5000 personnes arrêtées par l'EI en Syrie et en Irak sont encore portées disparues.

(ats)

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