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GrèceDes centaines de migrants bloquent les routes

Le trafic a été bloqué par des réfugiés près de la bourgade de Polykastro, mercredi soir. Ils protestent contre la fermeture des frontières.

Le camp d'Idomeni a été évacué. Plusieurs milliers de personnes ont été déplacées vers des centres d'accueils, notamment à Thessalonique. (26 mai 2016)
Le camp d'Idomeni a été évacué. Plusieurs milliers de personnes ont été déplacées vers des centres d'accueils, notamment à Thessalonique. (26 mai 2016)
Marko Djurica, Reuters
A Idomeni, des heurts ont éclaté entre migrants et policiers macédoniens. Ces derniers ont utilisé des gaz lacrymogènes. (Dimanche 10 avril)
A Idomeni, des heurts ont éclaté entre migrants et policiers macédoniens. Ces derniers ont utilisé des gaz lacrymogènes. (Dimanche 10 avril)
Stoyan Nenov, Reuters
Les migrants étaient bloqués à la frontière macédonienne. (22 août 2015)
Les migrants étaient bloqués à la frontière macédonienne. (22 août 2015)
AFP
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Quelques centaines de réfugiés et migrants bloquaient mercredi soir le trafic routier vers et en provenance de la Macédoine, réclamant la réouverture de la route des Balkans, selon la police. En Hongrie, les autorités ont été accusées de «traitements dégradants».

Ce blocage du trafic près de la bourgade de Polykastro (25 kilomètres de la frontière) alimentait dans la soirée des tensions avec les automobilistes et camionneurs bloqués, selon les télévisions grecques. Des forces anti-émeutes ont été déployées près des barrages, mais dans l'immédiat sans disperser les protestataires.

Près de 50'000 migrants et réfugiés sont bloqués en Grèce depuis la fermeture fin février de la route des Balkans décidée par les pays limitrophes et l'Autriche à son débouché. Selon leur statut, ils peuvent être soit expulsés en tant que migrants économiques, soit intégrés aux plans européens de répartition en Europe, soit demander l'asile en Grèce.

Traitements hongrois dégradants

En Hongrie, des ONG ont accusé les autorités d'infliger des «traitements dégradants» aux migrants dans les camps, gardés par des chiens et des surveillants, mis en place par le Premier ministre de droite Viktor Orban ouvertement hostile à l'accueil de réfugiés.

Ces conditions d'accueil sont d'autant plus éprouvantes qu'elles touchent des personnes qui ont souvent déjà été victimes de violences, voire de tortures, souligne ce rapport intitulé «De la torture à la détention», fruit de 18 mois d'enquête en Hongrie, de juillet 2014 à janvier 2016.

«Être enfermé ici me rappelle en permanence les expériences que j'ai subies. J'ai des flashbacks en permanence, j'ai du mal à dormir, j'ai des cauchemars», témoigne dans le rapport un homme qui raconte avoir été détenu et torturé par un groupe armé dans son pays.

La route de l'Arctique fermée

En Bulgarie, la police des frontières a découvert les corps décomposés de deux hommes, probablement des migrants, non loin de la frontière turque.

Enfin, la Finlande a annoncé mercredi avoir signé avec la Russie un accord pour interdire le franchissement de leur frontière septentrionale aux migrants, lesquels voient ainsi se refermer la route de l'Arctique vers l'espace Schengen.

ats

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