Passer au contenu principal

JusticeCarlos Ghosn a l'interdiction de quitter le Liban

La justice libanaise contraint Carlos Ghosn à rester dans le pays du Cèdre.

La justice libanaise a interdit, jeudi, au magnat de l'automobile déchu Carlos Ghosn de quitter le pays, après un interrogatoire par le Parquet général au sujet d'une demande d'arrestation d'Interpol, ont indiqué à l'AFP des sources judiciaires.

«Le Parquet général a adopté une décision interdisant à Carlos Ghosn de voyager et a demandé son dossier» judiciaire auprès du Japon, a précisé une source, alors que l'ancien PDG de Renault-Nissan a fui des accusations de malversations financières.

Le Liban, qui a indiqué ne pas avoir d'accord d'extradition avec le Japon, avait annoncé la semaine dernière avoir reçu une demande d'arrestation d'Interpol concernant l'homme d'affaires de 65 ans.

Carlos Ghosn, détenteur des nationalités française, libanaise et brésilienne, fait l'objet de quatre inculpations au Japon: deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé.

Revisionner la conférence de presse tenue mercredi 8 janvier 2020 par Carlos Ghosn depuis le Liban, où il s'engage à prouver son innocence.

Entendu par le parquet

Une deuxième source judiciaire a indiqué à l'AFP que Carlos Ghosn «restera interdit de voyage jusqu'à réception de son dossier judiciaire du Japon».

«En fonction du contenu du dossier, s'il est avéré que les crimes dont il est accusé au Japon imposent des poursuites judiciaires au Liban, il sera jugé», a précisé cette source.

«Si aucune poursuite judiciaire ne s'impose en vertu de la législation libanaise, il sera alors libre», a ajouté la source.

Carlos Ghosn a aussi été entendu par le parquet au sujet d'un rapport soumis à la justice libanaise par des avocats libanais, portant sur une visite effectuée en Israël.

Pays voisins, le Liban et Israël sont techniquement en état de guerre, et Beyrouth interdit à ses ressortissants de se rendre en Israël ou d'avoir des contacts dans l'État hébreu.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.