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FranceCamping dans la forêt des Landes avec vue sur l'incendie

L'incendie de forêt près de la station balnéaire de Lacanau est venu troubler les vacances de nombreux campeurs.

Un canadair tente d'éteindre le sinistre.
Un canadair tente d'éteindre le sinistre.
AFP
Un canadair
Un canadair
AFP
Forêt détruite.
Forêt détruite.
AFP
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Certains ont décidé de quitter leur camping, d'autres, contraints d'honorer leur location, scrutent le ballet des Canadair dans le ciel. Ils espérent que les pompiers viendront rapidement à bout de cet incendie de Lacanau (Gironde) qui a donné un arrière-goût de brûlé aux vacances.

«Quand on est arrivés de l'autre côté de la route c'était une forêt et quatre heures plus tard tout était en flammes», raconte Stéphane, qui a commencé jeudi ses vacances au Domaine de Talaris, à une dizaine de kilomètres de Lacanau Océan.

«La nuit a été difficile», ajoute ce père de famille du Finistère, en avouant être impatient de voir le feu entièrement circonscrit, alors qu'il s'est installé justement dans un des chalets les plus proches de la départementale 6, qui a fait office de coupe feu face à l'incendie qui s'est déclaré jeudi vers midi en bordure de la RD3 et a brûlé 550 hectares de pins en 24 heures.

Ce vacancier d'une trentaine d'années dit néanmoins se sentir «en sécurité» et être «rassuré» par la valse de camions de pompiers et les rotations incessantes des quatre Canadair qui ont lutté sans relâche contre les flammes.

«Il me tarde que cela se termine», souffle de son côté Nadège, une résidente du camping attenant des Fougères, vidé aux trois quarts de ses occupants vendredi matin. Le gérant de l'installation craint quant à lui avant tout la mauvaise publicité. Il indique d'un ton lapidaire que son «travail est de rassurer les gens, pas de les faire paniquer», en repoussant le journaliste.

Évacuation spontanée

La veille, le camping des Fougères a été évacué «spontanément» par ses occupants, selon le préfet de la Gironde, Patrick Stéfanini, qui a dit «mesurer l'inquiétude qui est celle des touristes». Les résidents ont ensuite regagné leur emplacement en fin d'après-midi mais beaucoup ont finalement décidé de repartir pour planter leur tentes loin des panaches de fumée malodorante.

Pour ceux qui ont choisi de rester au camping, l'angoisse a fait passer une nuit à la belle étoile sur la plage du lac, ou en bordure de route, où ils scrutaient l'éventuel retour des flammes.

«On n'a pas beaucoup dormi cette nuit! Il y avait beaucoup de va-et-vient dans le camping», raconte Nadège, retraitée girondine qui n'a pas donné son âge. Bertrand, un Picard d'une cinquantaine d'années, raconte devant son chalet, qu'il s'apprête à quitter pour cause de fin de vacances, que son dernier jour n'a pas été des plus reposants. «On ne pouvait pas rester dehors. Cela piquait les yeux et irritait la gorge. Et même à l'intérieur avec tout fermé on sentait toujours cette odeur de brûlé».

Direction du vent

Dans l'après-midi déjà, la réception du camping l'avait appelé, en lui indiquant que les gendarmes demandaient à tous les occupants du camping d'être prêts à évacuer en cas de besoin.

Au camping des Fougères, ceux qui restaient vendredi cherchaient à se renseigner sur la direction du vent: «Si c'est un vent d'est on va encore avaler beaucoup de fumée», déplorait Nadège.

«Notre vigilance extrême est que ce vent ne conduise pas à rallumer l'incendie et le fasse progresser dans la partie où il y a beaucoup de campings et une population importante», avait souligné plus tôt le préfet.

«Dommage que ça tombe pile le week-end où on vient ici, néanmoins on a une animation pour les enfants», tentait de relativiser Stéphane devant son fils Thomas, 5 ans, les yeux gourmands tournés vers le ciel pour voir passer les Canadair en rase-motte.

(AFP)

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