Passer au contenu principal

Séisme en Italie«Pour nous, c'est un dessin d'humour noir»

Le directeur de publication de «Charlie Hebdo» s'est expliqué mardi sur le dessin fait après le tremblement de terre survenu au centre du pays.

Keystone
Plusieurs centaines d'habitants des communes touchées par les récents séismes du centre de l'Italie, dont ceux d'Amatrice, ont manifesté à Rome mercredi pour dénoncer les lenteurs administratives de l'aide apportée par l'Etat à ces territoires dévastés. (Mercredi 25 janvier 2016)
Plusieurs centaines d'habitants des communes touchées par les récents séismes du centre de l'Italie, dont ceux d'Amatrice, ont manifesté à Rome mercredi pour dénoncer les lenteurs administratives de l'aide apportée par l'Etat à ces territoires dévastés. (Mercredi 25 janvier 2016)
Keystone
Les secours s'activent à l'hôpital d'Amatrice, particulièrement frappée par le séisme (Mercredi 24 août 2016).
Les secours s'activent à l'hôpital d'Amatrice, particulièrement frappée par le séisme (Mercredi 24 août 2016).
Reuters
1 / 124

Riss, le directeur de la publication de Charlie Hebdo, a estimé mardi qu'il fallait «transgresser» le tabou de la mort, au lendemain du dépôt d'une plainte par la ville italienne d'Amatrice contre un dessin du journal satirique sur le tremblement de terre.

«La mort, c'est toujours tabou (...) il faut aussi parfois la transgresser», a déclaré Riss sur France Inter, à propos du dessin de Félix montrant des victimes ensanglantées du séisme qui a fait 295 morts le 24 août avec les mentions «penne sauce tomate» et «penne gratinées».

«Pour nous, c'est un dessin d'humour noir comme on en a fait avant, ça n'a rien d'extraordinaire», a-t-il dit dans une émission consacrée à la sortie d'un recueil d'un millier de dessins de Cabu, assassiné dans l'attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

La Mairie porte plainte

La Mairie d'Amatrice a annoncé lundi qu'elle portait plainte pour «diffamation» contre le journal satirique.

L'humoriste s'en est par ailleurs pris aux réseaux sociaux, réceptacle de nombreuses réactions hostiles à Charlie Hebdo. «Il y a un tintamarre fait sur les réseaux sociaux totalement disproportionné», a-t-il estimé, n'hésitant pas à parler «d'hôpital psychiatrique à ciel ouvert» ou de «crétinosphère» à leur sujet.

AFP

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.