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Rupture de barrageBrumadinho: Vale a omis des informations

L'Agence nationale des mines affirme dans un rapport n'avoir pas été informée d'anomalies sur le barrage brésilien qui a rompu en janvier.

Le groupe minier brésilien Vale a omis d'informer les autorités minières d'anomalies sur le barrage de Brumadinho. Sa rupture, qui a fait plus de 270 morts et disparus en janvier, «aurait pu être évitée», selon un rapport de l'Agence nationale des mines (ANM).

«Si l'ANM avait été informée correctement, elle aurait pu exiger des mesures d'urgence de la part de l'entreprise, ce qui aurait pu éviter la catastrophe», a affirmé cette agence dans un communiqué publié mardi.

L'ANM explique que les informations qu'elle a reçues de la part de Vale avant la rupture du barrage «ne concordaient pas avec les éléments présentés dans des documents internes du groupe minier».

Problème de drainage d'eau

Le rapport de 194 pages évoque notamment des problèmes au niveau d'un système de drainage d'eau de la structure du barrage installé en juin 2018, six mois avant le drame. Vale aurait déclaré que ces problèmes présentaient un risque de niveau 0 tandis que ses documents internes évoquaient un risque de niveau 6.

Mais les experts de l'ANM ont considéré que les anomalies décrites dans ces documents internes exigeaient que l'entreprise l'informe d'un risque de niveau 10, quand la stabilité du barrage est compromise, ce qui l'aurait obligée à prendre des mesures d'urgence.

Vale, premier groupe mondial de minerai de fer, a indiqué mardi qu'il ne commenterait le rapport de l'ANM qu'une fois qu'il l'aurait «analysé intégralement» et a souligné que «toutes les informations sur l'état de conservation du barrage ont été fournies aux autorités chargées de l'enquête».

Autre tragédie

Le rapport de l'ANM a été publié quatre ans jour pour jour après une autre tragédie minière impliquant le groupe Vale, celle de Mariana, dans le Minas Gerais (sud-est), à 120 km de Brumadinho.

Le 5 novembre 2015, le barrage de Fundao, géré par Samarco, joint-venture de Vale et de l'Anglo-australien BHP, a libéré brutalement dans la nature 40 millions de mètres cubes de déchets hautement toxiques, faisant 19 morts et causant des dégâts environnementaux sans précédent au Brésil.

ats

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