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Amérique du SudLe Brésil ratifie l'accord de Paris sur le climat

Le géant sud-américain devra réduire ses émissions de 37% d'ici à 2025, et de 43% d'ici à 2030, par rapport à 2005.

L'accord a été ratifié ce lundi 12 septembre 2016
L'accord a été ratifié ce lundi 12 septembre 2016
Keystone

Le président du Brésil Michel Temer a ratifié lundi l'accord mondial sur le climat conclu en décembre à Paris, qui prévoit la réduction des gaz à effet de serre par les pays signataires. Le président panaméen Juan Carlos Varela a fait de même.

«La question climatique est une question de l'Etat. C'est une obligation de tous les gouvernements», a souligné M. Temer lors d'une cérémonie au Palais du Planalto, le siège du gouvernement à Brasilia.

Selon un communiqué de la présidence, M. Temer a rappelé dans son discours que le Brésil jouait depuis longtemps un rôle déterminant dans la question du climat avec la tenue d'événements tels que le Sommet de la Terre en 1992, puis le Sommet Rio 20, en 2012 à Rio de Janeiro.

En décembre, lors de la conférence de Paris sur le climat, 195 pays se sont engagés à limiter le réchauffement en deçà de deux degrés par rapport à la période préindustrielle. L'accord entrera en vigueur lorsque 55 pays représentant au moins 55% des émissions mondiales l'auront ratifié.

2,48% des émissions

Le Brésil représente aujourd'hui 2,48% des émissions de gaz à effet de serre, selon le communiqué de la présidence qui précise que jusqu'à présent 27 pays, responsables pour 39,08% des émissions de gaz, ont ratifié l'Accord de Paris.

La ratification de l'accord transforme les objectifs brésiliens en engagements officiels. Le géant sud-américain devra réduire ses émissions de 37% d'ici à 2025, et de 43% d'ici à 2030, par rapport au niveau de 2005.

Le président panaméen Juan Carlos Varela, présent à Brasilia, a lui indiqué que le pays d'Amérique centrale veut couvrir 70% de sa consommation en énergie avec des sources renouvelables d'ici à 2050.

Un groupe d'une centaine d'institutions et entreprises contrôlant 13'000 milliards de dollars d'investissements, puis trois des plus grands assureurs mondiaux, ont enjoint les pays du G20 de ratifier l'accord de Paris d'ici à fin 2016.

L'entrée en vigueur est un signal important, mais le vrai test de l'accord sera la réorientation des investissements dans l'énergie verte et des politiques de transports et agricoles, selon les experts.

(ats)

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