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BrexitBoris Johnson: «Je veux un accord»

Encouragé par sa rencontre avec Angela Merkel, le premier ministre britannique se dit déterminé à trouver un accord. La livre bondit.

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)
La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)
AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)
AFP
D'«intenses» discussions de dernière minute dimanche à Bruxelles n'ont pas suffi à débloquer les négociations sur le départ britannique de l'Union européenne, qui butent encore et toujours sur le sort de la frontière irlandaise après le Brexit. (Dimanche 14 octobre 2018)
D'«intenses» discussions de dernière minute dimanche à Bruxelles n'ont pas suffi à débloquer les négociations sur le départ britannique de l'Union européenne, qui butent encore et toujours sur le sort de la frontière irlandaise après le Brexit. (Dimanche 14 octobre 2018)
Keystone
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Boris Johnson et Emmanuel Macron ont affiché jeudi un ton plus conciliant sur le Brexit. Ils ont affirmé leur volonté de trouver un accord pour une sortie ordonnée du Royaume-uni de l'UE, jugeant même possible de s'entendre sur la frontière irlandaise.

«Je veux un accord», a déclaré le premier ministre britannique à son arrivée dans la cour de l'Elysée pour la deuxième étape de sa première tournée à l'étranger depuis son arrivée au pouvoir fin juillet. «Je pense que nous pouvons avoir un accord et un bon accord» en vue d'un Brexit le 31 octobre, a-t-il insisté.

Président français confiant

A ses côtés, le président français s'est montré plus prudent mais s'est déclaré «confiant» qu'une solution puisse être trouvée «dans les 30 prochains jours» entre Londres et les 27. Mais au fond, «je vais être ici très clair: dans le mois qui vient, on ne va pas trouver un nouvel accord de retrait qui soit loin des bases», a prévenu Emmanuel Macron, en référence au dispositif sur la frontière irlandaise, point de blocage entre les deux parties.

Avec cette confiance affichée, le président français s'est placé sur la même ligne que la chancelière allemande Angela Merkel. En recevant Boris Johnson mercredi, elle avait jugé possible de trouver «dans les 30 prochains jours» un accord pour éviter un «Brexit dur», redouté par le monde des affaires des deux côtés de la Manche.

La chancelière a d'ailleurs précisé au même moment, depuis La Haye, qu'un accord était possible jusqu'à la dernière minute, jusqu'au 31 octobre. Après ces diverses déclarations, la livre sterling a progressé de 1%, poussée par cet optimisme apparent.

Toujours rien de concret

Pour autant, il n'y a pour l'instant rien de concret derrière ces mots. «Nous attendons des faits nouveaux, des idées exploitables», avait expliqué avant la rencontre Macron-Johnson un haut responsable européen, sous couvert d'anonymat. Mujtaba Rahman, analyste pour Eurasia Group, estime que l'Union européenne cherche surtout à éviter d'endosser la responsabilité d'un «no deal».

«Ils disent à Boris, tu persistes à dire qu'il y a une autre manière d'y arriver. Tu as 30 jours pour parvenir à faire ce que vous, les Britanniques, n'avez pas pu faire en deux ans», a-t-il tweeté. D'autant que Emmanuel Macron, qui a relevé qu'il était souvent dépeint, notamment par la presse britannique, «comme le plus dur de la bande» au sein de l'UE sur le Brexit, a rappelé que certaines conditions étaient incontournables.

Le mécanisme dit de «filet de sécurité», ou «backstop», prévu dans l'accord conclu entre Londres et l'UE en novembre 2008 mais rejeté ensuite à plusieurs reprises par le Parlement britannique, est un «élément-clé». Il apporte des «garanties indispensables à la préservation de la stabilité en Irlande à l'intégrité du marché unique», deux points non négociables pour lui.

Compter sur «l'intelligence collective»

Le «backstop» constitue une sorte de «police d'assurance» pour l'UE, visant à éviter qu'émerge à nouveau après le Brexit une frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande au sud, au risque de réveiller le conflit sur l'île. Toutefois, «un travail doit pouvoir se faire» d'ici «30 jours», a déclaré Emmanuel Macron, en insistant sur le fait qu'il doit l'être «dans le cadre de ce qui a été négocié» au cours des deux dernières années.

«Je suis, comme la chancelière Merkel, confiant sur le fait que l'intelligence collective et notre volonté de construire doivent nous permettre de trouver quelque chose d'intelligent dans les 30 jours s'il y a une bonne volonté de part et d'autre». «Les solutions techniques sont aisément disponibles», a assuré Boris Johnson, sans toutefois les dévoiler. Tout en réaffirmant que le Royaume-Uni ne voulait «à aucun prix établir des contrôles à la frontière».

Pour Londres, le «backstop» porte atteinte à la «souveraineté de l'Etat britannique» et l'empêcherait de mener une politique commerciale indépendante des règles de l'UE.

(AFP)

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