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Crise migratoireBerlin opposé aux camps de réfugiés en Libye

Pour le ministre allemand des Affaires étrangères, les camps de réfugiés en Libye ne sont pas la solution à la crise des migrants.

Le pic de la crise des réfugiés en Europe est «est derrière nous», estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (29 juin 2017)
Le pic de la crise des réfugiés en Europe est «est derrière nous», estime l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). (29 juin 2017)
Keystone
L'Italie ne sait plus comment faire face à l'afflux de migrants venant des côtes africaines et appelle l'aide de l'UE. Les autorités italiennes ont même évoqué la possibilité de fermer leurs ports aux navires de sauvetage pour faire pression sur les partenaires européens de Rome, (28 juin 2017)
L'Italie ne sait plus comment faire face à l'afflux de migrants venant des côtes africaines et appelle l'aide de l'UE. Les autorités italiennes ont même évoqué la possibilité de fermer leurs ports aux navires de sauvetage pour faire pression sur les partenaires européens de Rome, (28 juin 2017)
archive/photo d'illustration, AFP
Certains passagers ont pu être secourus par des sauveteurs et des habitants. (Lundi 20 avril 2015)
Certains passagers ont pu être secourus par des sauveteurs et des habitants. (Lundi 20 avril 2015)
AFP
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L'Allemagne ne va pas soutenir un projet visant à établir des camps en Libye pour les migrants voulant se rendre en Europe, a déclaré mardi le ministre allemand des affaires étrangères. Un accord en ce sens a été signé en février entre l'Italie et le gouvernement libyen soutenu par l'ONU.

Au cours d'une conférence de presse au côté du président de la commission de l'Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, Sigmar Gabriel a estimé que les migrants vivaient dans des «conditions épouvantables» dans les camps en Libye et qu'en construire d'autres n'était en aucun cas une solution.

«Je suis en mesure de dire que cela ne correspond pas à la vision politique de l'Allemagne ou de l'Union européenne. Ce que nous essayons plutôt de faire est de stabiliser les pays du continent», a-t-il ajouté, s'exprimant du siège de l'UA dans la capitale éthiopienne Addis Abeba.

Accord suspendu

Moussa Faki Mahamat a partagé le point de vue de Sigmar Gabriel. Il a souligné que dans les «immenses territoires» du Sahara et du Sahel, «il est très difficile de mettre en place des camps pour contenir cet afflux d'êtres humains». «Cela n'a jamais vraiment été une bonne solution».

L'accord conclu en février entre l'Italie et la Libye était destiné à limiter les départs de migrants clandestins en prévoyant notamment la création de camps d'hébergement et de les inciter à retourner dans leurs pays lorsqu'ils ne peuvent prétendre au statut de réfugié. Il a cependant été suspendu le 22 mars par la cour d'appel de Tripoli.

Au total, près de 550'000 migrants sont arrivés en Italie entre 2013 et 2016, et 37'000 depuis le début de l'année. Plus de 4500 migrants sont morts ou ont disparu en 2016 en tentant de traverser la mer Méditerranée et un millier depuis début 2017.

ats

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