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Berlin déjoue des attentats qui visaient des mosquées

La police a démantelé un groupe d’extrême droite qui projetait des attaques contre des lieux de culte musulmans.

Un des douze membres du groupuscule d’extrême droite amené devant la Cour fédérale, à Karlsruhe, samedi.
Un des douze membres du groupuscule d’extrême droite amené devant la Cour fédérale, à Karlsruhe, samedi.
AP

Révélée dimanche soir, la nouvelle fait les gros titres de la presse allemande. Douze membres d’un groupuscule d’extrême droite ont été arrêtés vendredi dans toute l’Allemagne, puis placés en détention sous le soupçon de préparatifs d’attentats. Ils envisageaient de s’en prendre à des lieux de culte musulmans pendant la prière, sur le modèle de l’attentat de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, diffusé en direct sur internet et qui avait fait 51 morts dans deux mosquées en mars 2019. «Ce qui a été mis en lumière est effrayant», a affirmé un porte-parole du Ministère de l’intérieur, Björn Grünewälder.

La police allemande est intervenue à temps. Parmi les personnes interpellées, quatre sont soupçonnées d’être les chevilles ouvrières du groupuscule alors que les huit autres leur auraient fourni un soutien financier et logistique. Parmi les suspects, tous de nationalité allemande, figure un policier de Rhénanie du Nord-Westphalie, qui a été suspendu, selon la presse allemande. Le chef présumé du groupe, connu et surveillé depuis plusieurs mois par les autorités, aurait détaillé ses plans lors d’une réunion organisée avec ses complices la semaine dernière. C’est la perspective d’un passage à l’acte prochain qui a poussé les autorités à interpeller tous les membres.

Ces arrestations «sont la preuve que les services de sécurité restent vigilants», s’est félicité Björn Grünewälder. Lequel a ajouté que, en tout, 50 personnes liées à la mouvance d’extrême droite et considérées comme «des dangers pour la sécurité de l’État» étaient actuellement particulièrement surveillées par les services de renseignement. Les autorités s’inquiètent de l’essor du terrorisme d’extrême droite depuis notamment le meurtre d'un élu allemand promigrants, membre du parti de la chancelière Angela Merkel, en juin dernier. Ce démantèlement rappelle celui d’un autre groupuscule à l’été 2019 lorsque les autorités allemandes avaient arrêté une trentaine de personnes liées au mouvement Nordkreuz (croix du Nord).

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