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Bensalah propose un dialogue excluant «l'Etat»

Afin d'apaiser la contestation, le président par intérim algérien entend mener un débat «sans affiliation partisane et sans ambition électorale» en vue de la présidentielle.

«Le processus de dialogue sera conduit et mené en toute liberté et en toute transparence par des personnalités nationales», a affirmé Abdelkader Bensalah.
«Le processus de dialogue sera conduit et mené en toute liberté et en toute transparence par des personnalités nationales», a affirmé Abdelkader Bensalah.

Le président par intérim en Algérie, Abdelkader Bensalah, a proposé jeudi dans un discours à la nation un dialogue pour préparer l'élection présidentielle dans lequel ni les autorités politiques ni l'armée ne seront selon lui impliquées.

« En toute liberté et en toute transparence

L'Algérie, où le président Abdelaziz Bouteflika a démissionné en avril sous la pression de l'armée et de la rue, est en proie à une crise politique majeure.

Un mouvement de contestation lancé en avril continue de refuser que le «système» en place organise la présidentielle et réclame au préalable le départ de tous les anciens soutiens de M. Bouteflika et la mise sur pied d'institutions de transition chargées de réformer l'Etat et d'élaborer une nouvelle Constitution.

«Le processus de dialogue sera conduit et mené en toute liberté et en toute transparence par des personnalités nationales, crédibles, indépendantes, sans affiliation partisane et sans ambition électorale», a déclaré M. Bensalah.

«Mettre de côté les calculs marginaux»

«(...) L'Etat dans toute ses composantes, y compris l'Institution militaire, ne sera pas partie prenante à ce dialogue et observera la plus stricte neutralité tout au long du déroulement de ce processus», a-t-il affirmé.

Selon lui, «il est devenu aujourd'hui nécessaire de mettre de côté les calculs marginaux et les exigences irréalistes qui sont de nature à prolonger la situation actuelle et d'entraîner notre pays dans une situation de vide constitutionnel, source d'incertitude et d'instabilité».

Son discours est intervenu à quelques jours de l'expiration prévue le 9 juillet de la période d'intérim à la tête de l'Etat, ouverte par la démission de M. Bouteflika.

L'impossibilité d'organiser le scrutin à la date du 4 juillet, faute de candidats, la présidentielle ne permet pas à M. Bensalah, qui assure l'intérim depuis le 9 avril, de rendre le pouvoir avant l'issue de la période de 90 jours prévue par la Constitution. M. Bensalah a déjà annoncé qu'il prolongerait ses fonctions jusqu'à l'élection d'un nouveau président, à une date pour l'heure non indiquée.

(AFP)

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