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VenezuelaAviation: le carburant se payera en cryptomonnaie

Les compagnies aériennes desservant l'étranger devront régler leurs achats de carburant dans une monnaie virtuelle imposée par Maduro.

La monnaie virtuelle Petro est décriée par les économistes et les cambistes.
La monnaie virtuelle Petro est décriée par les économistes et les cambistes.
AFP

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a décrété mardi que la compagnie pétrolière PDVSA devrait désormais facturer son carburant aux compagnies qui desservent des destinations internationales depuis le Venezuela en Petro, une cryptomonnaie locale interdite par Washington et qualifiée d'«arnaque» par des plateformes d'échanges.

«Je décrète à partir de cet instant la vente en Petro de tout le carburant vendu par PDVSA aux avions qui opèrent des liaisons internationales», a déclaré Nicolas Maduro dans un discours destiné à dresser le bilan de son action en 2019 devant l'Assemblée nationale constituante, uniquement composée de militants loyaux au pouvoir chaviste.

Nicolas Maduro n'a toutefois pas précisé si cette mesure concernait tant les compagnies vénézuéliennes que leurs consoeurs étrangères.

La desserte du Venezuela depuis l'étranger s'est fortement restreinte depuis le début de la crise qui frappe le pays aux plus grandes réserves de pétrole au monde, il y a sept ans.

«Un monstre»

Aujourd'hui, l'aéroport Maiquetia de Caracas est encore desservi à l'international par Air France, Iberia, la portugaise Tap, Air Europa ou Copa (Panama) et certaines compagnies vénézuéliennes. Mais il n'y a plus aucun vol direct vers les Etats-Unis, en raison des sanctions prises par Washington pour mettre Nicolas Maduro sous pression.

Selon l'Association internationale du transport aérien (Iata), Caracas doit 3,8 milliards de dollars aux compagnies aériennes étrangères. Le Petro est décrié par les économistes et les cambistes.

Lancée l'an dernier par le gouvernement de Nicolas Maduro, cette monnaie virtuelle vaut environ 60 dollars, mais pour l'économiste vénézuélien Asdrubal Oliveros, c'est «un monstre» créé de toutes pièces dans un contexte d'hyperinflation où la confiance économique est «de zéro».

Dans l'éventail de ses sanctions, l'administration américaine de Donald Trump a interdit toute transaction en Petro.

Et, à l'inverse du Bitcoin et d'autres cryptomonnaies, le Petro n'est pas disponible sur les plateformes d'achats. Certains sites d'évaluation comme Icoindex.com le qualifient même d'«arnaque».

(AFP)

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