En Autriche, l’entrée de l’extrême droite au gouvernement paraît inéluctable

LégislativesLes législatives de dimanche devraient enterrer la traditionnelle grande coalition au pouvoir à Vienne.

Heinz-Christian Strache

Heinz-Christian Strache Image: AFP

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«Un gouvernement de chevaliers brigands.» Le président du FPÖ, Heinz-Christian Strache, est un habitué de ce genre de sorties fleuries contre la «grande coalition» des sociaux-démocrates et des conservateurs. Ce gouvernement, traditionnel en Autriche depuis 1945, est devenu le symbole du «système» contre lequel il prétend lutter.Cette fois, ses coups de butoirs devraient porter leurs fruits. Dimanche, l’Autriche élira un nouveau parlement, dont la composition déterminera la prochaine équipe dirigeante à Vienne. Alors qu’un renouvellement d’alliance entre la gauche et la droite est improbable, le FPÖ semble assuré de faire son entrée au gouvernement.

Fort de son image de rénovateur énergique et pragmatique, le jeune ministre conservateur des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, est le favori des sondages. Il ne cache pas qu’en cas de victoire, il mènera des négociations avec Heinz-Christian Strache. Elles se fonderaient sur leurs convergences sur les politiques migratoire et économique. Certains sociaux-démocrates du chancelier Christian Kern n’excluent plus non plus une coalition avec l’extrême droite, qui pourrait bien leur ravir la deuxième place dans les urnes.

Durant la campagne, les partis ont voulu prendre leur distance avec la «grande coalition», devenue synonyme de dysfonctionnement et de petits compromis. C’est d’ailleurs l’incapacité des ministres à coopérer jusqu’à la fin de leur mandat en 2018 qui a provoqué le scrutin anticipé. «Sociaux-démocrates et conservateurs poursuivent en réalité des buts inconciliables», explique Laurenz Ennser-Jedenastik, politologue à l’Université de Vienne, «et ces blocages mènent à une grande frustration.» La participation gouvernementale du FPÖ ne sera pas une première. En 2000, l’alliance des conservateurs avec ce parti avait provoqué manifestations monstres et réprobation internationale. Aujourd’hui, leurs idées font partie du paysage, et plus seulement dans la république alpine.

(TDG)

Créé: 12.10.2017, 21h13

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