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TurquieL'attaque d'Istanbul toujours pas revendiquée

La police turque mène l'enquête pour retrouver l'auteur de l'attentat qui a pris la fuite. Une gigantesque chasse à l'homme est lancée.

Un Ouzbek est jugé à partir de lundi pour l'attentat sanglant dans une discothèque d'Istanbul la nuit du Nouvel An 2017. (Lundi 11 décembre 2017)
Un Ouzbek est jugé à partir de lundi pour l'attentat sanglant dans une discothèque d'Istanbul la nuit du Nouvel An 2017. (Lundi 11 décembre 2017)
Keystone
Des pans entiers du bâtiment ont été réduits à un tas décombres (Lundi 22 mai 2017).
Des pans entiers du bâtiment ont été réduits à un tas décombres (Lundi 22 mai 2017).
Keystone
(Dimanche 1er janvier 2017)
(Dimanche 1er janvier 2017)
Keystone
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Les autorités turques traquaient dimanche l'assaillant qui a semé le chaos et la mort dans l'une des boîtes de nuit les plus huppées d'Istanbul. L'homme a tué 39 personnes, dont au moins 15 étrangers, qui fêtaient le Nouvel An.

Après avoir abattu un policier et un civil qui se trouvaient devant l'entrée, l'assaillant a ouvert le feu sur la foule dimanche à 01h15 (23h15 suisses samedi) dans la discothèque branchée Reina, au bord du Bosphore. Quelque 700 à 800 personnes y fêtaient le passage à l'année 2017. Certaines d'entre elles ont plongé dans les eaux glaciales du détroit pour échapper aux balles mortelles.

Plusieurs vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent un homme faisant irruption devant l'entrée de la discothèque en tirant, semant la panique parmi les personnes rassemblées. Les autorités turques ont interdit la diffusion d'images liées à l'attaque, comme elles le font généralement après les attentats.

Le premier ministre turc Binali Yildirim a par ailleurs qualifié d'«infondées» les informations de presse selon lesquelles l'assaillant était déguisé en père Noël. Il a ajouté que l'agresseur avait laissé son arme sur les lieux et «profité de l'anarchie pour s'enfuir».

«Les recherches pour retrouver le terroriste sont toujours en cours. J'espère qu'il va être rapidement capturé», avait déclaré plus tôt le ministre turc de l'Intérieur Süleyman Soylu.

Fleurs et bougies

Des passants déposaient des fleurs, d'autres des bougies, en début de soirée dimanche, sous le regard d'une dizaine de policiers armés de mitraillettes, selon une journaliste de l'AFP. Une bâche bleue a été étendue devant la façade de la boîte de nuit, devant laquelle se trouvait une flaque de sang.

Cité par le quotidien Hürriyet, le propriétaire de la boîte de nuit Mehmet Kocarslan a déclaré que des mesures de sécurité avaient été prises récemment, car les services de renseignement américains avaient laissé entendre qu'il pourrait y avoir un attentat. Les autorités turques avaient de leur côté annoncé avoir déployé 17'000 policiers dans Istanbul afin d'encadrer les festivités du Nouvel An.

Pas de revendication

Une Franco-tunisienne se trouvait parmi les personnes abattues, a indiqué le ministère français des Affaires étrangères. La Belgique a annoncé que l'une de victimes était belgo-turque. Selon le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), «il n'y a jusque-là pas d'indication que des ressortissants suisses ont été touchés».

La Jordanie et la Tunisie ont respectivement fait état de trois et deux de leurs ressortissants tués. Des Saoudiens figurent également parmi les victimes, a indiqué Ryad, sans avancer de chiffres. Israël a indiqué qu'une de ses ressortissantes, une jeune Arabe israélienne, avait été tuée dans la fusillade.

Suleyman Soylu a dit que 21 corps seulement avaient été identifiés. Il a précisé que 69 personnes étaient hospitalisées, dont quatre dans un état grave. L'attaque n'a pas été revendiquée.

Réactions indignées

Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé que cet attentat visait à «détruire le moral du pays et semer le chaos». L'attaque a également suscité une vague de réactions indignées dans le monde. Washington, Moscou, Paris et Berlin, ainsi que le pape François, l'ont condamnée. Berne s'est dite consternée.

L'attentat marque de manière sanglante l'entrée dans la nouvelle année pour la Turquie, après une année 2016 difficile. Le pays a été secoué par une tentative de coup d'Etat et une vague d'attentats meurtriers attribués aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI) et à la rébellion kurde. Il y a à peine trois semaines, un attentat revendiqué par un groupe radical kurde a fait 45 morts à Istanbul, dont une majorité de policiers.

Membre de la coalition qui combat l'EI en Syrie et en Irak, la Turquie a déclenché en août une offensive dans le nord de la Syrie pour repousser les djihadistes vers le sud. En réaction à ces opérations militaires, l'EI a appelé à plusieurs reprises ses partisans à mener des attaques en Turquie. «Nous ne courberons pas l'échine devant le terrorisme», a déclaré dimanche Binali Yildirim.

ats

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