Assange devra comparaître en personne à Londres

JusticeLe fondateur de WikiLeaks s'est présenté vendredi par visioconférence devant le tribunal de Westminster. Mais il devra comparaître en personne le 21 octobre.

Julian Assange en mai dernier.
Vidéo: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Un juge britannique a ordonné vendredi au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, menacé d'extradition vers les Etats-Unis, de comparaître pour la première fois en personne le 21 octobre lors d'une audience consacrée à son éventuelle remise en liberté provisoire.

Julian Assange a comparu vendredi par visioconférence devant le tribunal londonien de Westminster pour une audience administrative, depuis la prison de haute sécurité de Belmarsh (sud-est de Londres) où il est incarcéré. Une audience d'extradition est programmée le 28 février devant ce tribunal.

Mal en point

L'air mal en point, il n'a pris la parole que pour décliner son identité et son âge, d'une voix légèrement enrouée, se balançant d'avant en arrière sur sa chaise, les épaules rentrées. Il a commencé à tirer les manches couleur lilas de son pull quand le juge Tan Ikram lui a ordonné de comparaître en personne.

L'avocat de Julian Assange, Gareth Pierce, n'a pas objecté car l'audience «ne durerait qu'une heure». Sa défense invoque sa mauvaise santé pour tenter d'obtenir sa remise en liberté.

En 2012, l'Australien, qui faisait l'objet de poursuites en Suède pour viol, s'était réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres pour éviter d'être extradé vers la Suède ou vers les Etats-Unis, en raison de la publication de documents secrets américains par son site internet.

Après sept ans passés dans la représentation diplomatique équatorienne, il en avait été délogé par la police britannique le 11 avril, avec l'autorisation de Quito. Il avait été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Julian Assange encourt une peine allant jusqu'à 175 ans d'emprisonnement aux Etats-Unis, qui lui reprochent d'avoir mis en danger certaines de leurs sources lors de la publication en 2010 par WikiLeaks de 250'000 câbles diplomatiques et d'environ 500'000 documents confidentiels portant sur les activités de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Fin mai, la justice américaine a ajouté plusieurs chefs à son acte d'inculpation, dont la plupart portent sur des violations des lois anti-espionnage, ce qui a suscité les critiques des défenseurs de la liberté de la presse. En mai, le parquet suédois avait annoncé la réouverture de l'enquête pour viol contre Julian Assange. (afp/nxp)

Créé: 11.10.2019, 15h58

Articles en relation

Manifestation de soutien à Julien Assange à Genève

Place des Nations Plusieurs organisations appellent à manifester au nom de la liberté de la presse et contre l'extradition du cofondateur de WikiLeaks. Plus...

Affaire Assange: deux nouveaux témoins

Suède Parmi les témoins interrogés dans le cadre de l'enquête sur un viol présumé commis par Julian Assange, deux n'avaient encore jamais été entendus par la justice. Plus...

Pas d'extradition si risque de peine de mort

Assange Londres a assuré que le fondateur de Wikileaks Julian Assange ne sera pas extradé vers un pays où il risque la peine de mort. Plus...

Londres certifie la demande d'extradition d'Assange

Affaire WikiLeaks Le gouvernement britannique a confirmé ce jeudi la demande américaine d'extrader le fondateur de WikiLeaks, actuellement incarcéré à Londres. Plus...

Un tribunal suédois rejette l'arrestation d'Assange

Wikileaks Le tribunal d'Uppsala en Suède s'est opposé au parquet qui demandait le placement en détention par défaut du fondateur de WikiLeaks Julian Assange, poursuivi pour un viol présumé. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Mort de Poulidor
Plus...