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Le siège du campus de Hong Kong se poursuit

Les manifestants cernés ne sortent qu’au compte-goutte, le plus souvent pour être arrêtés, au désespoir de leurs proches

Miss Chan est une de ces employées de bureau bon chic, bon genre en tailleur qui file habituellement à toute allure sous les tentacules de béton de Hong Kong. Mais aujourd’hui, cette jeune femme de 24 ans a passé la journée entière debout, au même endroit, à fixer un cordon de police, retenant les larmes de ses yeux. «J’attends juste qu’une membre de ma famille sorte. Je prie pour qu’elle soit en sécurité…» Sa gorge se noue, elle marque une pause. «C’est difficile d’en parler.»

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