Passer au contenu principal

Les Iraniennes «interdites» à l'accès à la présidence

En déclarant que «la loi interdit aux femmes d'accéder à la présidence», l'ayatollah Mohammad YazdiIl a douché les espoirs d'une trentaine de candidates.

L'ayatollah Mohammad YazdiIl a douché les espoirs d'une trentaine de candidates à la présidence iranienne.
L'ayatollah Mohammad YazdiIl a douché les espoirs d'une trentaine de candidates à la présidence iranienne.
ARCHIVES, AFP

Une femme ne peut pas se présenter à la présidentielle du 14 juin en Iran, a affirmé un membre de l'organe de supervision des élections. Il a ainsi douché les espoirs d'une trentaine de candidates, a rapporté vendredi une agence de presse.

«La loi interdit aux femmes d'accéder à la présidence», a déclaré l'ayatollah Mohammad Yazdi, religieux conservateur et ancien chef de la Justice, dans des propos rapportés par l'agence Mehr.

Il n'a cependant pas précisé s'il s'agissait de son interprétation ou de celle du Conseil des gardiens de la Constitution, chargé entre autres de valider les candidatures, dont il est l'un des membres les plus importants.

Le processus de validation permet au régime de Téhéran de s'assurer que les candidats sont fidèles aux principes de la République islamique.

Autorisées aux législatives

Depuis la révolution islamique de 1979, ce processus a rejeté toutes les candidates à la présidentielle. Les femmes ont cependant été autorisées à se présenter aux élections législatives.

La liste finale des candidats retenus pour l'élection du 14 juin devrait être annoncée en début de semaine prochaine. Près de 700 personnes, dont 30 femmes, ont enregistré leur candidature la semaine dernière.

L'une des conditions d'éligibilité à la présidentielle est d'être, selon la constitution iranienne, un «rejal», terme qui en persan peut signifier une figure politique, homme ou femme.

En 2009, Abbasali Kadkhodai, porte-parole du conseil des gardiens, avait déclaré que le conseil n'avait jamais donné une définition claire du terme «rejal» et que rien n'empêchait une femme de se présenter à la présidentielle. Il avait assuré que toutes les candidatures rejetées jusqu'alors l'avaient été parce que les femmes concernées n'avaient pas les compétences requises.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.