Passer au contenu principal

Inondations: la Birmanie demande une aide internationale

Des semaines de pluies de mousson ont causé de graves inondations en Birmanie. Le gouvernement a demandé «une assistance internationale».

Près de 150'000 personnes ont dû fuir leur maison à cause des inondations en Birmanie après une mousson abondante, tandis que des digues menacent de sauter au Laos. (Jeudi 2 août 2018)
Près de 150'000 personnes ont dû fuir leur maison à cause des inondations en Birmanie après une mousson abondante, tandis que des digues menacent de sauter au Laos. (Jeudi 2 août 2018)
Les ONG redoutent des problèmes d'eau potable et de nourriture dans les semaines à venir. (Lundi 10 août 2015).
Les ONG redoutent des problèmes d'eau potable et de nourriture dans les semaines à venir. (Lundi 10 août 2015).
Keystone
Des pluies diluviennes de mousson ont provoqué une montée des eaux rapides et des glissements de terrain, détruisant des milliers de maisons, de terres agricoles et des infrastructures. A l'image, l'hôtel de ville de Kale. (Vendredi 31 juillet 2015)
Des pluies diluviennes de mousson ont provoqué une montée des eaux rapides et des glissements de terrain, détruisant des milliers de maisons, de terres agricoles et des infrastructures. A l'image, l'hôtel de ville de Kale. (Vendredi 31 juillet 2015)
Keystone
1 / 27

La Birmanie a lancé ce mardi 4 août un appel à l'aide internationale face aux inondations qui affectent le pays. Après des semaines de fortes pluies de mousson, le bilan provisoire s'élève à 47 morts et plus de 210'000 déplacés.

«Nous souhaitons une assistance internationale. Nous avons commencé à contacter de possibles organisations et pays donateurs», a déclaré le ministre birman de l'information Ye Htut. Cette aide doit servir notamment à réinstaller les sinistrés et à reconstruire les villages inondés. L'ambassade de Chine à Rangoun a commencé à fournir des marchandises pour les zones affectées.

Cet appel à l'aide contraste avec l'attitude adoptée autrefois par la junte militaire au pouvoir, qui refusait tout concours extérieur, comme en 2008, lors du passage du cyclone Nargis qui fit plus de 130'000 morts. Le pays s'est peu à peu libéralisé à partir de 2011, avec la mise en place d'un gouvernement civil.

Réponse tardive

La Birmanie a par ailleurs admis que sa «faible» réponse aux inondations avait entravé les efforts d'évacuation, rapportent mardi les médias officiels, alors que les rivières en crue ont plongé de nouvelles zones du pays sous les eaux.

Dans le nord et l'ouest du pays des milliers de maisons, de terres agricoles, de ponts et de routes ont été détruits et certaines zones sont coupées du reste du pays.

«La faible réponse du gouvernement à la catastrophe a conduit à des malentendus lors des efforts d'évacuation», a déclaré Ye Htut, le porte-parole du gouvernement, rapporte le quotidien New Light of Myanmar.

Une concession exceptionnelle de la part du pouvoir après une vague de critiques sur les réseaux sociaux. Le gouvernement dirigé par d'anciens généraux est accusé de minimiser l'ampleur de la catastrophe et d'avoir tardé à alerter les populations.

Villages isolés

Depuis vendredi, l'état de catastrophe naturel a été déclaré par le gouvernement dans quatre Etats et régions du nord et de l'ouest du pays - Rakhine, Chin, Sagaing et de Magway. Mais depuis, les inondations se sont propagées vers le sud du pays via les rivières en crue.

Des dizaines de soldats ont embarqué mardi matin dans des hélicoptères militaires à Sittwe, la capitale de l'Etat Rakhine (ouest), alors que les secouristes luttent pour atteindre les villages isolés.

Dans cette région, environ 140'000 personnes, principalement des musulmans Rohingyas, vivent dans des camps après avoir été déplacés à la suite de heurts meurtriers qui les ont opposé à des bouddhistes. Certains de ces camps auraient été endommagés par les vents violents qui ont accompagné ces pluies charriées par le cyclone Komen.

«Il y aura davantage de victimes»

L'Organisation des Nations unies estime que dans cet Etat plus de 30'000 personnes ont été évacuées, mais les organisations ont du mal à collecter des informations dans un pays où les infrastructures déjà déficientes ont été fortement endommagées.

«Il y aura davantage de victimes des inondations», a déclaré Phyu Lei Lei Tun, du ministère de la protection sociale, ajoutant qu'une alerte aux crues avait été émise dans la région du delta de l'Irrawaddy.

En 2008, la junte birmane qui dirigeait le pays, avait été accusée de négligence et d'indifférence lors de sa gestion des catastrophes provoquées par le cyclone Nargis, qui a fait près de 140'000 morts ou disparus.

D'autres pays d'Asie, comme l'Inde et le Pakistan, ont également été touchés par ces pluies diluviennes qui ont fait des dizaines de morts.

(ats/afp)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.