Il y a 20 ans, la ville de Kobe vivait son pire séisme

JaponLe 2e port du Japon est secoué le 17 janvier 1995 par un violent tremblement de terre qui fait 6400 morts et 100 milliards de dollars de dégâts. La catastrophe remettra en cause la gestion de crise lors des séismes.

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Bien avant la catastrophe de Fukushima du 11 mars 2011, le Japon a vécu un autre séisme désastreux dans son histoire récente. En effet, le 17 janvier 1995, à 5h46, un tremblement de terre de magnitude 7,2 secoue toute la région de Kobe, au sud de l’île de Honshu. La secousse dure une vingtaine de secondes. Elle est suivie d’une quinzaine de répliques. L’épicentre se trouvait sous le port de la ville.

Dans la ville même, la situation est dantesque. De grands immeubles tombent comme des châteaux de cartes, une autoroute aérienne s’effondre et de nombreuses routes et voies de chemin de fer sont coupées et endommagées. Les lignes souterraines sont en outre détruites. Pire encore: la rupture des canalisations de gaz entraîne des centaines d’incendies dans des quartiers aux ruelles serrées et les pompiers sont dépassés, gênés par le manque de matériel et d’eau.

Énormes dégâts humains et matériels

Le séisme, le pire dans cette région, provoque la mort de 6400 personnes et fait près de 40'000 blessés. Quelque 100'000 logements sont détruits et autant sont endommagés. Plus de 300'000 personnes se retrouvent sans-abri et doivent être relogées d’urgence, ceci en plein hiver.

Les dégâts sont énormes. Ils sont évalués à 100 milliards de dollars, soit 5% du PIB japonais. Toutes les installations du port de Kobe, le 2e du Japon et qui assure 30% du trafic maritime du pays, sont détruites.

Retrouvez le JT de France 2 de l'époque

Organisation catastrophique

Ce tremblement de terre révèle en outre de grosses difficultés dans la gestion de crise des Japonais, que le monde entier croyait pourtant rodés à ce genre de catastrophes. En effet, il faudra près de 5 heures pour mettre en place une cellule de crise gouvernementale et les forces spéciales n’interviendront que 72 heures après le drame.

Les autorités se rendent aussi compte que certaines règles de construction n’ont pas été respectées et que des immeubles, pourtant bâtis de manière adéquate, n’ont pas résisté. Du coup, le séisme oblige le Japon à repenser ses modes de prévention et le pays renforce ses normes parasismiques.

Reconstruction adaptée

Au moment de la reconstruction, la ville de Kobe met en outre en place un plan pour créer des coupe-feu, construire de larges avenues pour permettre un meilleur accès des secours en cas de sinistres et de grandes zones boisées pour permettre aux habitants de trouver refuge en cas de nouvelles secousses.

Car les habitants en sont parfaitement conscients: la terre n’a pas fini de trembler dans la région. Le Japon, situé sur la ceinture de feu du Pacifique, est le lieu de rencontre de plusieurs plaques tectoniques. Et sous Kobé, la plaque océanique des Philippines pousse la plaque continentale eurasiatique à la vitesse de 3 à 4 cm par an…

Créé: 16.01.2015, 07h21

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