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Hong KongL'armée chinoise sort du bois pour nettoyer les rues

Profitant d'une accalmie dimanche, l'armée chinoise a apporté son soutien pour déblayer les rues et démonter les barricades laissées par les pro-démocraties.

Donald Trump a annoncé vendredi qu'il souhaitait mettre fin aux exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de sa relation spéciale avec les États-Unis désormais remise en cause. (29 mai 2020)
Donald Trump a annoncé vendredi qu'il souhaitait mettre fin aux exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de sa relation spéciale avec les États-Unis désormais remise en cause. (29 mai 2020)
Keystone
«Mécontent» face à l'intention de Pékin de priver Hong Kong de son autonomie, le président américain a promis mardi une riposte imminente. (26 mai 2020)
«Mécontent» face à l'intention de Pékin de priver Hong Kong de son autonomie, le président américain a promis mardi une riposte imminente. (26 mai 2020)
Keystone
Dans la nuit, la police a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes. (Lundi 01.07.2019)
Dans la nuit, la police a dispersé la foule avec des gaz lacrymogènes. (Lundi 01.07.2019)
AFP
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C'est une première depuis le début de la crise: l'armée chinoise a participé samedi à Hong Kong au nettoyage des rues. Cette présence militaire symbolique n'a pas été sollicitée par le gouvernement local.

Les soldats de l'Armée populaire de libération (APL) sont en général confinés dans leur caserne, établie dans l'ex-colonie britannique lors de sa rétrocession à la Chine en 1997. Mais des dizaines de militaires aux cheveux courts, vêtus de shorts noirs et de T-Shirt kakis, ont brièvement aidé samedi à déblayer les barricades de briques et les débris, pendant une accalmie après une semaine de chaos orchestrée par des militants pro-démocratie.

Le gouvernement de Hong Kong a cependant indiqué dans la soirée, par la voix d'un porte-parole, n'avoir «pas sollicité» l'aide des soldats chinois qui ont «pris cette initiative eux-mêmes».

«Eclore partout»

L'aggravation de la crise fait craindre à certains que Pékin envoie des troupes à Hong Kong. Jeudi, le président chinois Xi Jinping a prévenu que les «activités illégales violentes (...) remettent gravement en cause le principe 'Un pays, deux systèmes'» qui régit l'ex-colonie britannique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997.

De fortes tensions ont éclaté en effet cette semaine après le lancement par des militants radicaux d'une stratégie nommée «éclore partout». Celle-ci consiste à multiplier les blocages et les actes de vandalisme. Elle a entraîné la quasi-paralysie des transports publics, dont le métro d'ordinaire très fréquenté, ainsi que la fermeture des écoles et des centres commerciaux. De nombreux carrefours et routes ont été bloqués.

Le chaos s'est propagé à plusieurs campus universitaires, occupés par des étudiants et des protestataires masqués. Certains s'y sont entraînés au lancer de cocktails Molotov, voulant visiblement en découdre avec la police.

Nouveaux heurts

La sortie samedi des soldats chinois n'est toutefois pas la toute première depuis 1997. Ils avaient déjà participé à des opérations de nettoyage similaires après le passage du typhon Mangkhut en 2018. Hong Kong, région du sud de la Chine, qui jouit d'une justice indépendante et de la liberté d'expression, vit depuis juin sa pire crise politique depuis son retour dans le giron chinois.

De nouvelles disputes et des affrontements ont par ailleurs éclaté samedi à plusieurs endroits de la ville, entre partisans et opposants aux barricades. A l'Université polytechnique, des protestataires ont affirmé vouloir maintenir leur occupation du campus et leur blocage d'un des principaux tunnels d'accès à l'île de Hong Kong, tenu depuis mardi.

Le nombre de protestataires sur les campus a cependant commencé à diminuer. C'est notamment le cas à l'Université chinoise de Hong Kong, théâtre cette semaine de violents affrontements entre militants et policiers. La circulation routière a également repris son cours, même si des routes restent fermées.

(AFP)

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