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RDCAppel à «une journée ville morte» contre Kabila

Le «Rassemblement» de l'opposition souhaite grâce à cette action, prévue le 19 octobre, pousser le président vers la sortie.

Après un malaise qui a duré 12 minutes, Felix Tshisekedi  a prêté serment comme nouveau président de la République démocratique du Congo. (Jeudi  24 janvier 2019)
Après un malaise qui a duré 12 minutes, Felix Tshisekedi a prêté serment comme nouveau président de la République démocratique du Congo. (Jeudi 24 janvier 2019)
Keystone
Une accolade entre Felix Tshisekedi (à droite) et le président sortant Joseph Kabila   (Jeudi  24 janvier 2019
Une accolade entre Felix Tshisekedi (à droite) et le président sortant Joseph Kabila (Jeudi 24 janvier 2019
AFP
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Le «Rassemblement» de l'opposition congolaise a appelé samedi le peuple congolais «à observer une journée ville morte» le 19 octobre en République démocratique du Congo pour pousser le président Joseph Kabila à partir à la fin de son mandat le 20 décembre.

Le climat politique est tendu depuis des mois en RDC. L'opposition craint que le président Kabila, au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat, ne reporte le scrutin présidentiel prévu en fin d'année pour s'accrocher au pouvoir.

Des violences qui avaient éclaté en marge de manifestations organisées par l'opposition les 19 et 20 septembre Kinshasa ont fait au moins 53 morts (49 civils et quatre policiers), selon l'ONU.

Carton rouge

«Le Rassemblement appelle le peuple congolais à observer une journée ville morte ce mercredi 19 octobre 2016, en guise de carton jaune adressé à monsieur Joseph Kabila», a écrit dans un communiqué son président, l'opposant historique Étienne Tshisekedi.

Le 4 octobre, Etienne Tshisekedi avait promis d'organiser de nouvelles manifestations le 19 octobre pour rappeler à Joseph Kabila que son préavis court encore pendant deux mois, et lui signifier que «le 19 décembre ce sera le carton rouge synonyme d'exclusion».

La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée en 2011 de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001, à l'issue d'un scrutin entaché par des fraudes massives.

Il a convoqué le «dialogue national» en vue d'élections apaisées, mais le «Rassemblement» d'opposition a boudé ces travaux, y voyant un «piège».

Accord sur le calendrier

Les discussions entamées le 1er septembre entre la majorité, une frange minoritaire de l'opposition et la société civile ont abouti samedi à un compromis qui devrait se traduire par un «accord politique», a déclaré Alexis Thambwe, le chef de file de la majorité à ces pourparlers.

Le responsable de la frange d'opposition qui prend part aux travaux du «dialogue national», Vital Kamerhe, a confirmé qu'un accord avait été trouvé notamment sur le calendrier de la présidentielle, mais sans préciser la date de sa tenue.

Il a annoncé la convocation lundi d'une plénière du «dialogue national» pour l'examen et l'adoption de l'accord politique.

La commission électorale de la RDC (Céni) avait dit en septembre qu'elle envisageait d'organiser la présidentielle fin 2018 arguant des contraintes logistiques pour justifier ce report, rejeté par le «Rassemblement».

AFP

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