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Trump tente de s’extirper de l’enquête russe

Après le renvoi de l’ancien No 2 du FBI vendredi, le président des États-Unis a attaqué ce week-end Robert Mueller, le procureur spécial qui enquête sur l’ingérence du Kremlin.

Andrew McCabe, ancien bras droit de James Comey au FBI.
Andrew McCabe, ancien bras droit de James Comey au FBI.
EPA

Donald Trump a lancé ce week-end une offensive sur Twitter pour tenter de discréditer l’enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l’ingérence russe dans la campagne électorale de 2016. Le président républicain des États-Unis a accusé Robert Mueller d’avoir constitué une équipe exclusivement composée de démocrates, en omettant le fait que l’ancien patron du FBI et procureur spécial est un républicain. «L’enquête de Mueller n’aurait jamais dû être ouverte car il n’y avait aucune collusion et aucun crime», a assuré Donald Trump, avant d’affirmer une nouvelle fois qu’il était victime d’une «chasse aux sorcières».

Robert Mueller tente de déterminer si le clan Trump a collaboré avec Moscou pendant la campagne électorale de 2016 et si le président a fait obstruction au travail de la justice en renvoyant l’année dernière James Comey, le patron du FBI. Les attaques de Donald Trump semblent mettre fin à sa volonté affichée jusqu’ici de collaborer avec Robert Mueller. Elles sont intervenues peu après celles de John Dowd, l’avocat du président, qui a demandé samedi la clôture de l’enquête.

Les événements se sont précipités depuis que le New York Times a révélé jeudi que Robert Mueller avait exigé des documents de la part de l’Organisation Trump. Vendredi soir, le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a mis à la porte Andrew McCabe, l’ancien bras droit de James Comey au FBI, quarante-huit heures avant que celui-ci ne puisse bénéficier de sa retraite pour ses vingt et un ans passés au sein de la police fédérale. McCabe est accusé d’avoir induit en erreur des enquêteurs du Département de la justice à propos d’une conversation entre un journaliste et des agents du FBI qu’il avait autorisée en 2016.

«Cela fait partie d’un effort pour me discréditer en tant que témoin», a assuré Andrew McCabe au New York Times. L’ancien No 2 du FBI pourrait être appelé à témoigner dans l’enquête de Robert Mueller et être en mesure de corroborer les affirmations de James Comey sur les interactions de ce dernier avec Donald Trump. Comme Comey, McCabe, un républicain, a pris des notes sur ses discussions avec le président et les a transmises à Robert Mueller.

Les attaques de Donald Trump et de son avocat John Dowd contre l’enquête de Robert Mueller ont été condamnées par les parlementaires démocrates ainsi que par certains élus républicains. «Si vous avez un client innocent, Monsieur Dowd, agissez de la sorte, a martelé sur Fox News Trey Gowdy, un représentant conservateur de Floride qui quittera le Congrès en novembre. La Russie a attaqué notre pays. Laissez le procureur spécial Mueller le découvrir.» Le sénateur Jeff Flake, lui aussi sur le départ, a fait part de son espoir de voir ses collègues de parti défendre Robert Mueller. Mais à l’exception du sénateur Lindsey Graham, pour qui un renvoi du procureur spécial serait «le début de la fin» de la présidence de Donald Trump, la majorité républicaine au Congrès s’est réfugiée dans le silence.

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