Un tortionnaire arrêté à la demande de la France

ArgentineCondamné à 35 ans de prison par la justice française, ce colonel sous la dictature a été arrêté dans un hôpital de Buenos Aires.

Le colonel à la retraite José Osvaldo Ribeiro est l'ancien numéro 2 du Bataillon 601, unité de l'armée responsable de centaines de disparitions en Argentine dans les années 70 et 80. (Photo d'archives)

Le colonel à la retraite José Osvaldo Ribeiro est l'ancien numéro 2 du Bataillon 601, unité de l'armée responsable de centaines de disparitions en Argentine dans les années 70 et 80. (Photo d'archives) Image: AFP

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Un ancien officier du renseignement militaire accusé de crime contre l'humanité sous la dictature en Argentine (1976-83) a été arrêté à la demande de la France dans un hôpital de Buenos Aires où il était soigné, a-t-on appris vendredi de sources judiciaires.

Le colonel à la retraite José Osvaldo Ribeiro est l'ancien numéro 2 du Bataillon 601, unité de l'armée responsable de centaines de disparitions dans le cadre du Plan Condor. Ce Plan avait été appliqué dans les années 70 et 80 par les régimes militaires d'Argentine, de Bolivie, du Brésil, du Chili, du Paraguay et d'Uruguay pour éliminer tous les opposants politiques des militaires.

José Osvaldo Ribeiro avait été jugé et condamné en France en 2010 à 35 ans de prison pour l'enlèvement et la disparition de Jean-Yves Claudet, citoyen franco-chilien, le 31 octobre 1976. Ribeiro, qui souffre de démence sénile, selon des sources médicales, est resté hospitalisé sous surveillance policière.

Un millier de militaires condamnés

Il avait déjà été interpellé en 2001, à la suite d'un mandat d'arrêt du juge français Roger Le Loire qui demandait son extradition. Mais le gouvernement argentin de l'époque avait décidé par décret de rejeter toutes les demandes d'extradition pour des faits survenus sous la dictature militaire.

Cet ex-colonel «a été responsable de la mise en place du Plan Condor, c'est à dire de coordonner avec la police militaire du dictateur chilien Augusto Pinochet (1973-90), la DINA, l'arrestation d'opposants réfugiés en Argentine», selon un communiqué de l'avocate à l'origine de l'actuelle demande, Sophie Thonon-Wesfreid.

Plus d'un millier de militaires ont été condamnés en Argentine pour la persécution des opposants à la dictature depuis 2003, année de l'abrogation des lois d'amnistie par le président Nestor Kirchner (2003-2007). (afp/nxp)

Créé: 06.05.2017, 01h58

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