Passer au contenu principal

ScandaleLe Tea Party pris pour cible par le fisc américain

Les républicains sont en colère après avoir entendu les aveux du fisc américain. Celui-ci a admis avoir enquêté sur des membres de groupes proches de la mouvance anti-impôt du Tea Party.

Le fisc américain a expliqué que des groupes comportant les mots «Tea Party» et «patriote» avaient été sélectionnés par les fonctionnaires d'une cellule centralisatrice pour un examen approfondi.
Le fisc américain a expliqué que des groupes comportant les mots «Tea Party» et «patriote» avaient été sélectionnés par les fonctionnaires d'une cellule centralisatrice pour un examen approfondi.
Keystone

Les services fiscaux américains ont affirmé vendredi avoir ciblé environ 75 groupes proches de la mouvance conservatrice et anti-impôts du Tea Party. Cette annonce a déclenché la fureur des républicains contre l'administration du président Barack Obama.

Lors d'une conférence téléphonique avec la presse américaine, Lois Lerner, une responsable du fisc américain, a expliqué que des groupes comportant les mots «Tea Party» et «patriote» avaient été sélectionnés par les fonctionnaires d'une cellule centralisatrice à Cincinnati (Ohio) pour un examen approfondi, selon plusieurs médias.

Dans un communiqué, les services du fisc ont reconnu qu'une telle démarche était une «erreur» mais qu'elle «n'était en aucun cas dues à des raisons politiques ou partisanes». «De nouvelles procédures ont été mises en places l'année dernière pour faire en sorte que ces erreurs ne se répètent pas», disent-ils.

«Abus de pouvoir»

Les républicains ont bondi sur l'affaire et dénoncé un scandale politique, le Tea Party ayant compté parmi les adversaires les plus virulents de Barack Obama.

«L'admission par l'administration Obama que le fisc a ciblé des opposants politiques fait écho à certains des abus de pouvoir les plus honteux de l'histoire américaine du 20e siècle», a déclaré John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants, qui va lancer une enquête.

Comités d'intérêt général

La Maison Blanche a rappelé que les services fiscaux étaient indépendants du pouvoir politique. Mais «il n'y a aucun doute que si cette activité a eu lieu, elle n'est pas appropriée et des actes devront être pris», a déclaré son porte-parole Jay Carney.

L'affaire concerne un type de comités dits d'intérêt général dont le nombre a doublé entre 2010 et 2012. Beaucoup ont été utilisés de façon détournée pour influencer les élections, sans soutenir ouvertement des candidats. Selon ce régime fiscal, les revenus des groupes ne sont pas imposés, mais il faut déposer une demande auprès du fisc.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.