«Prendre d’assaut la zone 51», le dernier canular complotiste inspiré par E.T.

Réseaux et ToileUn groupe Facebook appelle à envahir une zone militaire, source de nombreuses théories complotistes, le 20 septembre. C'était un canular, du shitposting, une tendance actuelle du web.

Le site supposé du crash d'un aéronef qui a donné lieu à de multiples théories du complot sur la route dénommée «des extraterrestres».

Le site supposé du crash d'un aéronef qui a donné lieu à de multiples théories du complot sur la route dénommée «des extraterrestres». Image: STR New / Reuters

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C’est vendredi 20 septembre que devrait se rassembler dans le désert du Nevada une foule d’adeptes des théories du complot pour prendre d’assaut la zone 51, une base militaire restée secrète jusqu’en 2013.

À la fin de juin, un groupe Facebook baptisé «Storm Area 51. They can’t stop all of us» (Prenons d’assaut la zone 51. Ils ne pourront pas nous arrêter tous) était créé, réunissant en quelques semaines plus de 1,5 million de personnes se déclarant prêtes à envahir le terrain militaire pour enfin découvrir les secrets qui sont supposés y être cachés.

Cette zone 51 est en effet depuis longtemps un des hauts lieux du complotisme. Après le crash d’un aéronef de l’armée américaine en 1947 près de la ville de Roswell, les théories les plus fantaisistes nourries d’ufologie n’ont jamais cessé de prospérer. Soucoupe volante s’écrasant sur Terre, prototype de l’armée utilisant des technologies extraterrestres, Martien capturé par l’armée: la zone 51 a suscité bien des fantasmes de complots qui ont bien occupé les enquêteurs Mulder et Scully dans la série «X Files». Sauf que cette fois, cette folie Roswell s’apprête à s’inscrire dans la réalité.

L’appel à envahir la zone 51 est devenu viral sur les réseaux.

La diffusion d’un documentaire sur cette base militaire par Netflix a encore amplifié le phénomène. Au point que l’armée a dû s’exprimer dans les colonnes du «Washington Post» pour dissuader quiconque de tenter de pénétrer dans cette zone. En fait, au départ, la création de ce groupe Facebook participait d’une tendance du web, le shitposting, un humour régressif dans lequel l’auteur du post se moque de ceux qui croient à sa publication débile, «aussi bêtes que lui».

Créé: 11.09.2019, 17h24

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