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«Michelle Bachelet joue sa crédibilité avec la crise au Venezuela»

Pour le directeur d’UN Watch, Hillel Neuer, la réaction de la haut-commissaire aux droits de l’homme n’est pas à la hauteur de la situation.

Michelle Bachelet est mise en cause par certaines ONG pour sa proximité passée avec le régime chaviste.
Michelle Bachelet est mise en cause par certaines ONG pour sa proximité passée avec le régime chaviste.
Keystone

L’ONG UN Watch avait déjà émis de lourdes critiques lors de la désignation de l’ancienne présidente chilienne à la tête du Haut-commissariat aux droits de l’homme. Aujourd’hui, confrontée à l’escalade de tension au Venezuela, son directeur exécutif s’interroge à haute voix sur les capacités de Michelle Bachelet à prendre des positions à la hauteur de la situation.

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L’ONU met en garde contre le risque d’escalade au Venezuela

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Pourquoi cette crise a-t-elle valeur de test pour vous?

Parce que le passé de Michelle Bachelet à la tête du Chili ne plaide pas pour elle. Le dernier voyage qu’elle a fait en tant que présidente, c’est à Cuba où elle a refusé de rendre visite aux prisonniers politiques. Ses relations avec Hugo Chavez étaient bonnes. Aujourd’hui, c’est problématique. Tout cela fait que nous sommes impatients de voir les positions qu’elle va prendre. Ce lundi matin, elle ne nous a pas convaincus. Son discours n’était pas approprié. Elle doit prendre le leadership pour dénoncer ce qui se passe au Venezuela. C’est son rôle. Si elle ne prend pas des initiatives fortes, sa crédibilité sera lourdement entamée.

Qu’attendez-vous d’elle?

Qu’elle demande la tenue d’un débat d’urgence pendant cette session et qu’elle propose l’envoi d’une commission d’enquête.

Et du Conseil des droits de l’homme, qu’attendez-vous?

Qu’il vote une résolution qui condamne clairement et sans détour ce qui est en train de se passer. Cela fait dix ans que nous alertons sur ce régime qui a jeté ses opposants politiques en prison et fait tirer sur la foule. En septembre, le Conseil a commencé à bouger mais sa déclaration manquait de fermeté. Aujourd’hui, nous sommes face à un drame humanitaire sans précédent dans la région avec un gouvernement qui se comporte de façon inhumaine et insupportable. Maduro a fait incendier des camions d’aide humanitaire. Si la réaction n’est pas à la hauteur, la haut-commissaire et ce Conseil n’auront plus aucun crédit.

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