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Présidentielle USUn meeting de Trump dégénère en Virginie

Des étudiants hispaniques ont pris à partie des partisans de Donald Trump. La police a dû intervenir pour ramener le calme.

Donald Trump a poursuivi son discours malgré la cacophonie et les cris.
Donald Trump a poursuivi son discours malgré la cacophonie et les cris.
Reuters

Un groupe d'étudiants hispaniques a longuement perturbé mercredi un meeting du milliardaire américain Donald Trump à Richmond en Virginie, avant d'être pris à parti par les supporters du milliardaire.

Pendant plusieurs minutes, une dizaine d'étudiants de la Virginia Commonwealth University, à Richmond, a tenté d'interrompre Donald Trump, candidat aux primaires républicaines pour la Maison Blanche, qui venait de commencer son discours.

Ils scandaient «Nous ne partirons pas» ou «Virez Trump» quand plusieurs éléments dans la foule ont commencé à leur arracher leurs pancartes et à les bousculer. La scène a duré de longues minutes.

«Retournez chez vous!»

«Retournez chez vous!» leur a lancé un homme agité. «Va te faire foutre!», lui a répondu un manifestant.

Un homme, non identifié, s'en est aussi pris à un vidéo-journaliste de la chaîne France 24 en le poussant et l'empêchant d'avancer.

«Il y a 7200 personnes dans la salle, ils sont dix, et c'est eux qui feront les gros titres, pas vous», a déploré Donald Trump, qui a poursuivi son discours malgré la cacophonie et les cris, et en regrettant que les caméras filment la bousculade.

Intervention de la police

La tension a continué de monter jusqu'à dégénérer, des individus s'en prenant physiquement aux manifestants qui refusaient de partir. La police a fini par évacuer les perturbateurs.

«Nous voulions lui montrer que nous ne tolérons pas le racisme, il joue sur la xénophobie et la haine contre les minorités», a expliqué à l'AFP Ana Diaz, l'une des manifestants, qui étaient pour la plupart hispaniques.

Personne n'a été blessé ni arrêté, selon elle.

L'immigration clandestine est une constante des discours de Donald Trump, qui souhaite renvoyer la totalité des clandestins du pays, afin de n'autoriser que certains à revenir légalement.

AFP

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