Pour Donald Trump, un voyage semé d’embûches

Etats-UnisLe président des Etats-Unis entame ce samedi un déplacement compliqué au Moyen-Orient, en Israël et en Europe.

Donald Trump, au départ de sa tournée à l’étranger.

Donald Trump, au départ de sa tournée à l’étranger. Image: Reuters

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Donald Trump a laissé Washington derrière lui. Ebranlé par une semaine brutale rythmée par les scandales, le président des Etats-Unis a entamé sa première tournée à l’étranger depuis son élection. Ce voyage de huit jours le mènera d’Arabie saoudite, où il arrive ce samedi, en Israël, puis à Bruxelles et au Vatican, avant de se terminer par le sommet du G7 en Sicile. Il pourrait lui offrir un peu de répit, loin des crises à répétition dans la capitale américaine. Il est néanmoins semé d’embûches.

Donald Trump doit prononcer dimanche un discours sur l’islam qui sera inévitablement comparé à celui de Barack Obama au Caire en 2009. Selon H.R. McMaster, le conseiller à la sécurité nationale, «le discours a pour but d’unir le monde musulman face aux ennemis communs de la civilisation et de démontrer l’engagement des Etats-Unis envers nos partenaires musulmans». Donald Trump a confié l’écriture de l’allocution à Stephen Miller, l’auteur du récent décret anti-immigration qui vise sept pays à majorité musulmane.

Allen Keiswetter, un ancien cadre du Département d’Etat, estime que le régime saoudien a néanmoins démontré sa volonté de passer outre les propos antimusulmans tenus par Donald Trump pendant sa campagne, pour ne retenir que la politique du président américain, beaucoup plus favorable à l’égard de Riyad que ne l’était celle de Barack Obama. «En Donald Trump, les Saoudiens ont un partenaire sceptique vis-à-vis de l’Iran et qui les soutient au Yémen, explique-t-il. Ils apprécient aussi que le secrétaire d’Etat américain soit issu de l’industrie du pétrole.»

Mohammed Ben Salman, le vice-prince héritier d’Arabie saoudite, s’est rendu à Washington en mars. A l’issue de ce voyage, Allen Keiswetter, un expert au Middle East Institute, souligne que l’Arabie saoudite avait applaudi le réchauffement de ses relations avec les Etats-Unis depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Selon le New York Times, un accord sur une vente d’armement à l’Arabie saoudite pour un montant de 110 milliards pourrait être annoncé ce week-end.

L’escale du président américain en Israël lundi et mardi s’annonce aussi délicate dans le contexte des révélations du Washington Post selon lesquelles Donald Trump aurait partagé avec une délégation russe des informations secrètes transmises par Israël. «Le président a néanmoins un atout à jouer, car aussi bien les Saoudiens que les Israéliens étaient mécontents de l’évolution de leurs relations avec les Etats-Unis pendant la présidence de Barack Obama, affirme Gerald Feierstein, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Yémen entre 2010 et 2013. Ce voyage au Moyen-Orient n’est pas un voyage à quitte ou double pour Donald Trump sur le plan de la politique étrangère américaine. Reste à savoir s’il le sera au niveau intérieur, car les problèmes du président sont à Washington. Il est clair que son entourage espère dans ce contexte que la tournée produira des résultats positifs.» (TDG)

Créé: 19.05.2017, 22h00

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