Tous les candidats sont contre Joe Biden à Miami

États-UnisVingt candidats démocrates à l’investiture de leur parti pour 2020 s’affrontent dans deux débats organisés à Miami.

Mercredi et jeudi à Miami, deux débats verront s’affronter 20 candidats à l’investiture démocrate pour la campagne présidentielle américaine de 2020.

Mercredi et jeudi à Miami, deux débats verront s’affronter 20 candidats à l’investiture démocrate pour la campagne présidentielle américaine de 2020. Image: REUTERS/LEAH MILLIS

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Les électeurs démocrates américains qui rêvent de chasser Donald Trump de la Maison-Blanche en novembre 2020 auront une première vue d’ensemble de leurs candidats mercredi et jeudi.

Quatorze hommes et 6 femmes, briguant l’investiture de leur parti pour la présidentielle de l’année prochaine, s’affrontent à Miami au cours de deux débats télévisés en prime time. Ils ont été répartis en deux groupes de dix candidats par tirage au sort.

Joe Biden part favori

Joe Biden, l’ancien vice-président de Barack Obama et le grand favori à ce stade de la campagne, passera jeudi comme la plupart des autres candidats qui sont en tête du dense peloton de prétendants à la Maison-Blanche: les sénateurs Bernie Sanders et Kamala Harris ainsi que Pete Buttigieg, la révélation de ce début de campagne.

Joe Biden, l’homme à battre, incarne le paradoxe du parti démocrate à l’aube d’une campagne présidentielle qui aura de profondes conséquences pour l’avenir des États-Unis. L’opposition a viré à gauche sous l’impulsion d’une nouvelle génération de parlementaires progressistes et multiethniques qui a émergé depuis la défaite d’Hillary Clinton face à Donald Trump en 2016.

Mais les démocrates parient pour l’instant sur un vétéran de la politique, blanc, qui fait campagne au centre pour tenter de récupérer les classes ouvrières blanches du Midwest – lesquelles ont massivement plébiscité Donald Trump il y a trois ans.

Les gaffes de Joe

Joe Biden recueille près d’un tiers des intentions de votes au sein l’électorat démocrate. C’est deux fois plus de voix que son plus proche adversaire, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, âgé de 77 ans et inoxydable promoteur d’un socialisme assumé.

Joe Biden a néanmoins un talon d’Achille: ses gaffes. La semaine dernière, en voulant prouver qu’il pouvait être rassembleur, l’ancien vice-président a cité son travail avec les défunts James Eastland et Herman Talmadge, deux anciens Sénateurs qui promouvaient la ségrégation raciale dans les années 1970.

Selon un récent rapport publié par le Pew Research Center, près de 6 Américains sur 10 (soit 58% de la population) pensent que les relations raciales sont mauvaises dans leur pays et une proportion similaire (56%) estime qu’elles se sont dégradées à cause de Donald Trump.

C’est un fait, le président des États-Unis ne cesse de souffler sur les braises des tensions raciales en accusant, comme il l’a fait lors du lancement de sa campagne électorale à Orlando, l’opposition démocrate de «remettre en liberté des sans-papiers dangereux» dans les villes américaines.

Un président gay?

Chez les démocrates, Pete Buttigieg, l’un des deux candidats avec Beto O’Rourke qui incarnent la relève du parti, a dû faire une pause dans sa campagne ces derniers jours. Pete Buttigieg, candidat de 37 ans qui espère devenir le premier président gay des États-Unis, doit gérer une crise raciale à South Bend, la ville de l’Indiana dont il est le maire. Dimanche, il s’est retrouvé face à plusieurs de ses concitoyens afro-américains en colère. Il a tenté d’apaiser des tensions qui ont éclaté le 16 juin dernier, lorsque Eric Logan, un Afro-Américain de 53 ans, a été abattu par un officier de police blanc.

Selon un sondage publié ce mois-ci, Pete Buttigieg ne recueille pour l’instant que 1% des voix dans la communauté noire qui a porté Barack Obama à la Maison-Blanche en 2008. La popularité de l’ancien président chez les Afro-Américains semble d’ailleurs bénéficier directement à Joe Biden. L’ancien vice-président de Barack Obama recueille 76% d’avis favorables au sein de la communauté noire et devance largement Kamala Harris et Cory Booker, les deux candidats noirs dans le camp démocrate.

La semaine dernière, la sénatrice métisse de Californie et le sénateur du New Jersey avaient tenté de souligner ce paradoxe en critiquant la gaffe de Joe Biden. À Miami, ils auront l’occasion d’ouvrir un nouveau front contre l’ancien vice-président.

Créé: 25.06.2019, 22h22

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