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ParisAmende pour avoir insulté les Macron

Un Italien a été condamné à une amende de 4000 euros pour avoir envoyé plusieurs lettres d'insultes au président français ainsi qu'à son épouse.

Emmanuel et Brigitte Macron ont reçu des lettres d'insultes explicites à caractère homophobe.
Emmanuel et Brigitte Macron ont reçu des lettres d'insultes explicites à caractère homophobe.
archive/photo d'illustration, AFP

Pendant des mois, il avait écrit des lettres d'insultes et de menaces au couple présidentiel français: un homme de nationalité italienne a été condamné mercredi à une amende de 4000 euros par un tribunal de la région parisienne.

Le tribunal n'a pas suivi les réquisitions du Parquet, qui avait demandé une peine d'emprisonnement de six mois avec sursis ainsi qu'une amende de 1500 euros, pour «donner un avertissement» à cet homme de 67 ans, jusqu'ici inconnu de la justice.

Ce père de famille, consultant reconnu dans la chimie, qui comparaissait libre, a reconnu l'envoi de plusieurs lettres au palais présidentiel de l'Élysée entre septembre et décembre 2018.

Dans ces courriers, des menaces explicites à l'égard d'Emmanuel et Brigitte Macron, ainsi que des insultes à caractère homophobe, pour lesquelles il n'est toutefois pas poursuivi : «Nous allons te tuer», «prépare ta mort sale pédale», «président pédale» ou encore «Brigitte la vicieuse», a énuméré la Cour devant l'impassibilité du prévenu.

Si l'enquête menée par les policiers de la sous-direction anti terroriste a rapidement établi que ces lettres étaient le fait d'un seul et même individu, il n'a, dans un premier temps, pas été inquiété par la police.

Les courriers étaient bien signés, mais le prévenu avait substitué à son nom celui de son médecin traitant et celui de son voisin et «ami de 30 ans»...

Sous le coup de la colère

La police finira par l'interpeller, ainsi que son épouse, après les soupçons de son voisin. En garde à vue, son épouse reconnaîtra l'écriture de son mari, et il sera définitivement confondu par son ADN laissé sur les lettres.

«J'ai écrit ces lettres suite aux insultes du président vis-à-vis des Italiens», explique-t-il à la barre. «Il a qualifié le gouvernement italien de populiste et la gendarmerie française est intervenue plusieurs fois en territoire italien pour ne pas garder des migrants», poursuit-il.

«Vous pouvez écrire à l'Élysée pour exprimer une opinion politique, mais quand on n'est pas d'accord, on n'insulte pas, on ne menace pas», lui rétorquera sèchement la présidente du tribunal.

«J'ai fait une bêtise, j'ai fait ça sans penser aux conséquences», bredouillera-t-il lorsqu'elle lui demandera s'il regrette les faits.

Dans son réquisitoire, la procureure a souligné la tendance à la «banalisation» et à la «minimisation» des faits par le prévenu. «Il a mis le nom de ses voisins sur les courriers et il est resté silencieux lorsqu'ils ont été interpellés par la police», a-t-elle rappelé.

Son avocate, au contraire, a défendu «un homme éduqué» qui a agi sous le coup de la colère, «colère qu'il n'a pas su maîtriser».

(AFP)

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