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Migrants du «Sea-Watch 3»La capitaine du Sea-Watch face à un juge italien

L'Allemande Carola Rackete risque jusqu'à 10 ans de prison pour avoir accosté de force un bateau de migrants en Italie.

L'Allemande de 31 ans devait être présentée lundi après-midi à un juge italien à Agrigente (Sicile).

La capitaine du navire humanitaire Sea-Watch arrêtée samedi pour avoir accosté de force dans la petîte île de Lampedusa afin de débarquer 40 migrants a été présentée lundi après-midi à un juge italien à Agrigente (Sicile). Carola Rackete comptait répondre à toutes ces questions.

«De notre point de vue, une procédure judiciaire ne peut aboutir à la fin qu'à la libération de Carola Rackete», a estimé dans la matinée le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas. L'affaire a déjà provoqué des étincelles dimanche entre Rome, Berlin et Paris.

«Nous nous opposons à la criminalisation du sauvetage en mer», a ajouté le ministre allemand. Il a repris l'argumentation principale de plusieurs collectes de fonds sur internet ayant déjà réuni plus de 1,2 million d'euros pour payer les frais de justice de la jeune femme et la poursuite des opérations de l'ONG allemande.

A Berlin, le président du Bundestag, le chrétien-démocrate Wolfgang Schaüble, s'est montré moins enthousiaste : «Les sauveteurs en mer doivent également éviter d'envoyer de mauvais signaux et aborder avec autocritique la question de savoir s'ils ne font pas le jeu des passeurs».

Sans s'exprimer directement sur l'affaire, le pape François a décidé de célébrer le 8 juillet, au sixième anniversaire de sa visite à Lampedusa, une messe pour «ceux qui ont perdu la vie en essayant de fuir la guerre et la misère et pour encourager ceux qui, jour après jour, s'emploient à soutenir, accompagner et accueillir les migrants et les réfugiés».

Placée samedi aux arrêts domiciliaires à Lampedusa, Carola Rackete, 31 ans, a été escortée lundi matin en bateau vers Agrigente, le chef-lieu dont dépend la petite île italienne. Selon les médias italiens, son audition devant la juge chargée d'examiner la validité de son arrestation a commencé peu avant 16h00. L'un de ses avocats avait annoncé auparavant qu'elle entendait répondre à toutes les questions.

ats

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