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AviationAirbus va supprimer plus de 2300 postes

Le constructeur européen va licencier des milliers d'employés de sa division Défense et Espace, en raison de pertes opérationnelles qui se chiffrent à 881 millions d'euros.

Le développement chaotique de l'avion militaire A400M a notamment forcé Airbus à revoir ses ambitions à la baisse.
Le développement chaotique de l'avion militaire A400M a notamment forcé Airbus à revoir ses ambitions à la baisse.
Keystone

Airbus va supprimer 2362 postes dans sa division Défense et Espace (Airbus Defense and Space) d'ici fin 2021 en raison de «l'atonie du marché spatial et du report de plusieurs contrats de défense», a annoncé mercredi le groupe européen.

Lors d'un comité d'entreprise européen, Airbus a indiqué qu'il entendait supprimer 829 postes en Allemagne, 630 en Espagne, 404 en France, 357 au Royaume-Uni et 142 dans d'autres pays, affirme le groupe dans un communiqué.

Les modalités de ces suppressions de postes (éventuelles mesure d'âge, réorganisation interne ou plan de départ) «feront l'objet des discussions à venir avec les organisations représentatives», selon une source proche du dossier.

«Airbus Defence and Space s'engage à fournir des précisions sur ses intentions et à poursuivre un dialogue constructif avec les représentants du personnel», ajoute le groupe.

Perte de 881 millions d'euros

Les activités spatiale et de défense ont affiché 8,5 milliards d'euros de prises de commandes en 2019 et la division, qui représente 15% du chiffre d'affaires du groupe, a enregistré une perte opérationnelle de 881 millions d'euros (935 millions de francs).

«Si les perspectives commerciales sous-jacentes demeurent solides, notamment dans ses cœurs de métier, la division enregistre un ratio commandes nettes/livraisons inférieur à 1 pour la troisième année consécutive, principalement en raison de l'atonie du marché spatial et du report de plusieurs contrats de défense, rendant ces mesures nécessaires», justifie l'avionneur européen.

Le groupe a notamment dû inscrire une nouvelle charge de 1,2 milliard d'euros (1,3 milliard de francs) sur le programme d'avion de transport militaire A400M au développement chaotique, étant contraint de revoir à la baisse ses «ambitions d'exportations». L'avionneur a livré 14 A400M l'an passé.

ats

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